UdeS: un retour en classe perturbé (vidéo)

Le retour des étudiants de l'Université de Sherbrooke qui ont obtenu une injonction de la Cour supérieure a été perturbé, mercredi, lors de deux incidents où des personnes ont tenté de bloquer l'accès à des salles de classe.  Dans un cas, l'un des groupes a refusé de quitter, tandis que dans l'autre, les étudiants ont finalement pu assister à leur cours.
« On s'est présenté 15 minutes avant le début des cours et il y avait déjà un petit groupe qui était assis autour de la porte. Un agent de sécurité leur expliquait qu'ils devraient laisser l'accès libre. C'est lorsque nous sommes arrivés, plusieurs signataires de l'injonction, qu'ils se sont levés. Un groupe est arrivé par derrière avec des foulards sur le visage; on ne pouvait pas les reconnaître. Ils se sont mis devant la porte avec des affiches et ils l'ont bloquée. Simon (Roy-Grenier, le porte-parole des demandeurs) leur a dit qu'on avait une injonction interlocutoire provisoire qui nous donnait accès aux cours. On filmait, ça a dérapé un peu; ils ont commencé à essayer de prendre nos téléphones, nous menacer de casser nos cellulaires... », indique Nicolas Trudel, qui se trouvait devant la salle de classe où le cours a quand même eu lieu.
Un groupe tenant une banderole de l'AGEFLESH (Association générale des étudiants de la faculté des lettres et sciences humaines de l'UdeS) est aussi entré dans le local où le cours a eu lieu et il est demeuré à l'arrière de la classe.
Une injonction interlocutoire provisoire a été émise mardi en Cour supérieure. Elle ordonne à l'AGEFLESH « de ne poser aucun geste ayant pour effet d'empêcher, de perturber ou d'entraver les cours des requérants (NDLR : les étudiants qui ont déposé la demande d'injonction) ainsi que toute activité pédagogique qui leur sera dispensé à l'UdeS.»