TZ Estrie risque de cesser ses activités

L'organisme TZ Estrie vit des moments pénibles et se dirige vers une fermeture d'ici quelques jours si on ne trouve pas le moyen de régler une somme de 100 000 $ que réclame Revenu Québec. Le service de raccompagnement pour les personnes en état d'ébriété qui donne du travail à cinq personnes et qui regroupe 200 bénévoles pourrait devoir cesser ses activités le 5 juillet.
Son directeur général de TZ Estrie, André Fontaine, réclame plus de flexibilité de la part du gouvernement. Il dit faire des pieds et des mains pour sauver TZ Estrie. «Nous sauvons des vies en proposant de retourner les gens qui ont trop bu à la maison en sécurité», lance-t-il.
«Le gouvernement se paie des publicités pour inciter les gens à ne pas conduire s'ils ont pris de la boisson. Ça serait quoi de nous aider à survivre?»
Les problèmes financiers de l'organisme découlent de «quelques retards» dans le paiement au gouvernement «des déductions à la source», explique M. Fontaine. En additionnant des pénalités et des intérêts, on arrive à la somme de 100 000 $. «Il faut savoir que certains mois, il entre beaucoup moins d'argent. Nous avons décidé de gérer nos priorités», ajoute l'administrateur.
«Nous avons décidé de rendre service à la population et que le gouvernement pouvait attendre. Nous avons décidé de garder nos lignes téléphoniques en fonction et de payer les salaires de notre monde pour que le service de raccompagnement marche.»
Textes complets dans La Tribune de vendredi.