Les 144 élèves de l'école St-Luc de Barnston intégreront mercredi leurs nouveaux locaux à l'école secondaire La Frontalière de Coaticook.

Transfert des élèves de l'école St-Luc : parents inquiets, enfants fébriles

Suivant la fermeture de leur école mercredi dernier, les 144 élèves de l'école Saint-Luc de Barnston avaient droit à quatre jours de congé avant d'intégrer leurs nouveaux locaux à l'école secondaire La Frontalière de Coaticook mercredi prochain. Ce congé forcé a ravi les enfants, mais dérouté de nombreux parents qui ont dû très rapidement dénicher des gardiennes de dernière minute, de même que préparer leurs enfants au grand changement. Enfin presque.
«Ma fille est en sixième et elle se préparait à entrer à La Frontalière l'an prochain, disons qu'elle a simplement devancé son entrée et que le transfert ne l'énerve pas du tout, mentionne Jessica Fauteux. Ma grande fille va d'ailleurs s'occuper de son petit frère qui est en troisième année. On s'en fait beaucoup plus qu'en réalité, car si on prend le temps de leur expliquer les vraies choses, les enfants sont très ouverts au changement.»
«Mes enfants voient ça comme une aventure, c'est nous les parents qui sommes inquiets, lance en riant Dominic Paquette. Mais ce qui aide vraiment, c'est que tous les enfants déménagent en même temps au même endroit. Je compte d'ailleurs envoyer mes enfants au service de garde qui sera ouvert dès lundi à La Frontalière, non pas par nécessité, mais pour qu'ils profitent de ces deux jours afin de s'acclimater à leur nouvel environnement.»
Nombreux sont les parents qui entendent d'ailleurs être présents mercredi à la rentrée.
«Mon bout d'chou sait qu'il doit changer d'école, mais étant donné qu'il est très jeune, il ne réalise pas encore ce qui se passe, souligne Hélène Bouffard. Par contre, j'ai la chance que ma belle-maman assume la surveillance à l'école sur l'heure du dîner et aux récréations, elle sera donc présente pour veiller sur son petit-fils, ce qui me rassure énormément. Mais je compte être présente pour la rentrée afin de vérifier si ce qu'on nous a dit sur l'aménagement des locaux est bien vrai.»
Problèmes de santé
En cette première journée de congé, maman Hélène se préparait à rendre visite à son médecin de famille après que son petit garçon ait vomi une bonne partie de la nuit. «Nous avons retiré notre enfant de l'école pendant deux semaines et cette semaine il y est retourné seulement deux jours et il a fait une rechute», explique Mme Bouffard.
Rappelons que les tests de qualité de l'air avaient révélé une présence élevée de moisissures, principalement dans le gymnase et les vestiaires, mais aussi des taux élevés de CO2 dans la plupart des classes. Ces résultats ont amené la Direction de la santé publique à recommander le déménagement des élèves et du personnel.
Bien avant l'annonce du transfert, Annie Boulet et Donald Vaillancourt avaient eux aussi choisi de retirer leurs trois garçons de l'école, maman Annie effectuant la navette entre l'école et la maison pour les devoirs.
«Lorsque nous avons décidé de les garder à la maison, nous leur avions expliqué qu'ils étaient malades parce que leur école était malade. Ils avaient compris et accepté notre décision, mais il est certain qu'ils sont contents de savoir qu'ils vont bientôt retrouver leurs amis», mentionne Mme Boulet.
Le couple avait d'ailleurs obtenu une prescription de leur médecin de famille afin de valider leur demande de transfert auprès de la Commission scolaire des Hauts-Cantons, un transfert qui aurait pris effet cette semaine. L'annonce du déménagement vient donc renforcer leurs pressentiments, mais ne change en rien leur demande de transfert pour l'automne prochain, et ce, malgré les correctifs qui seront apportés à l'école.
«Il n'est pas garanti que l'école sera prête pour la rentrée scolaire et nous maintenons notre décision d'envoyer nos enfants à l'école Gendreau en septembre, affirme M. Vaillancourt. D'ici là je ne serais pas surpris de voir les notes scolaires s'améliorer.»