Les performances de Carey Price en saison régulière avec le Tricolore et lors des Jeux olympiques de Sotchi ont été simplement exceptionnelles, et son entraîneur Stéphane Waite lui en donne tout le crédit.

«Tout le crédit lui revient»

Travailler pour le Canadien de Montréal, ça ne change pas le monde... Sauf que ça demande tout de même des ajustements quotidiens pour ne pas se laisser emporter par le cirque médiatique montréalais et la grande attention des partisans québécois!
Stéphane Waite file le parfait bonheur depuis qu'il a joint l'organisation du Tricolore l'été dernier après avoir remporté la coupe Stanley avec les Blackhawks de Chicago. Son travail avec Carey Price et son adjoint Peter Budaj porte ses fruits, les performances devant le filet bleu, blanc, rouge n'ayant pas été aussi stables et efficaces depuis plusieurs années.«Pour être franc, mon travail n'a pas beaucoup changé depuis que je suis avec le Canadien, admet l'entraîneur des gardiens de but sherbrookois lorsqu'on lui demande de commenter sa première saison dans la Mecque du hockey. Je m'entends super bien avec Carey et Peter et ils sont très réceptifs. Ils s'améliorent rapidement.
«C'est évident que l'attention médiatique à Montréal est beaucoup plus intense qu'ailleurs, mais je n'y porte pas trop attention pour ne pas dépenser de l'énergie à la mauvaise place, enchaîne-t-il. Ici, c'est presqu'impossible d'aller au dépanneur ou à l'épicerie sans se faire approcher par des partisans. Personnellement, j'apprécie ce contact avec les gens. Une fois de retour sur la glace, on doit cependant laisser tout ça derrière.»
Plusieurs observateurs attribuent une partie des succès de Carey Price à l'arrivée du Sherbrookois dans le groupe d'entraîneurs montréalais. Depuis le début de la saison, le gardien montréalais répond aux attentes, lui qui fait partie des meilleurs portiers du circuit Bettman. Avant la pose olympique où il a été nommé des Jeux, il occupait le cinquième rang au chapitre des victoires avec 26 et le deuxième pour les jeux blancs avec 4. Son pourcentage d'arrêt de 0,925 et sa moyenne de buts alloués de 2,33 le plaçaient également parmi les meneurs chez les gardiens réguliers.
«Tout le crédit lui revient! Si je lui proposais des correctifs et qu'il n'était pas réceptif, on ne pourrait rien faire», souligne Waite, qui a profité des Jeux olympiques de Sotchi pour revenir se reposer à Sherbrooke.
«Nous avons apporté quelques modifications techniques et mentales, enchaîne-t-il. Je lui demande, tout comme à Peter, de ne pas regarder trop loin en avant. Il faut qu'il se concentre sur le prochain match uniquement, sinon ça peut rapidement devenir une grosse montagne.»
Expérience payante
Le numéro 31 vient de vivre un grand moment en remportant la médaille d'or aux Jeux de Sotchi, le tout en étant le gardien numéro de la formation canadienne durant la totalité du tournoi, mis à part une rencontre en ronde préliminaire. Une expérience qui lui permettra de devenir un meilleur gardien, selon son mentor.
«C'est une autre expérience qui va l'aider dans son cheminement. Il est encore très jeune et même s'il est déjà très bon, il a encore un peu de place pour s'améliorer», souligne-t-il en rappelant que les amateurs montréalais sont excessivement exigeants envers leur gardien.
«Les gens sont durs à Montréal, mais c'est peut-être un autre facteur qui va lui permettre devenir encore meilleur, croit-il. Je lui fais comprendre que cette pression là va l'aider et il l'accepte très bien.»
École de hockey
Malgré son emploi du temps chargé, Stéphane Waite tiendra encore cette année son école de gardiens de but du 28 juillet au 1 août prochain au Complexe Thibault. Il ne reste d'ailleurs que quelques places de disponibles. Pour des renseignements et pour s'inscrire, on visite le www.ecolegardienswaite.com.