Tout est en place pour la saison des inondations

Tout est en place pour une saison des inondations, mais les gens de la Sécurité civile ne cèdent pas à la panique. Les mouvements de température seront déterminants au cours des prochaines semaines.« Nous sommes en veille. Nous analysons les données actuelles et nous surveillons de près les cours d'eau », assure Christine Savard, directrice de la section régionale de la sécurité civile.
« Oui, le couvert de glace est plus élevé que la moyenne. Oui, le couvert de neige est plus élevé que la moyenne. Si nous avons une fonte rapide, les conditions seront favorables pour causer des problèmes lors de la débâcle des rivières. S'il y a de la pluie, il y aura encore plus de risque. »
Mme Savard convient qu'à ce temps-ci de l'année, le potentiel de fonte rapide des neiges est plus élevé qu'à la fin février ou au début mars. Mais tout dépendra du mercure, dit-elle. Le soleil se fait plus insistant.
« Si par exemple, il y a fonte le jour, mais du gel la nuit, il ne devrait pas y avoir de problème. S'il fait froid la nuit, il y aura diminution des apports aux cours d'eau. C'est difficile de dire comment ça va se passer à ce moment-ci », commente Mme Savard.
« Nous sommes conscients des facteurs existants. Les conditions actuelles sont particulières. Certains secteurs sont sous surveillance. Les municipalités sont aux aguets. »
Des travaux préventifs ont d'ailleurs eu lieu à l'aide de pelles hydrauliques sur certaines rivières, ajoute Christine Savard. C'est le cas de la rivière Eaton, à Cookshire-Eaton. On a aussi été actif du côté d'Hatley pour la rivière Tomifobia et à Coaticook pour la rivière du même nom et le ruisseau Pratte.
Aux riverains susceptibles d'avoir de l'eau dans le sous-sol, la Sécurité civile leur demande d'ouvrir l'oeil. « Ce sont nos observateurs. S'ils détectent du mouvement, ils peuvent communiquer avec leur municipalité ou avec nous à la Sécurité civile. Ils peuvent aussi faire le 911 dans les cas urgents », mentionne-t-elle.