Marie Laberge et Bernard Murray appartiennent à un comité de citoyens qui s'oppose au projet d'implantation d'une tour de télécommunication au Domaine Chéribourg à Orford.

Tour de télécommunication: les opposants recueillent 743 noms

L'opposition face au projet d'implantation d'une tour de télécommunication au Domaine Chéribourg reste vive à Orford. Un comité de citoyens a en effet déposé une pétition de 743 noms réclamant le rejet de la proposition faite par Bell mobilité. La pétition a été remise au maire d'Orford, Jean-Pierre Adam, lundi. Près de la moitié des personnes qui ont signé le document possèdent une maison ou un chalet dans le secteur de l'Hôtel Chéribourg.
« Nous demandons à la Municipalité d'Orford de refuser l'implantation d'une tour de télécommunication dans le Domaine Chéribourg, de tenir compte de la qualité de vie de citoyens qui ont choisi de vivre à la campagne », lit-on à la fin du texte de la pétition.
Selon le groupe à l'origine de la démarche, le « processus actuel est totalement antidémocratique », ceci parce que ni Bell ni le Canton d'Orford ne voudraient d'un véritable débat public.
Membre du comité de citoyens dénonçant le projet, Marie Laberge affirme que certaines personnes n'ont su que très tardivement qu'une consultation publique avait lieu le 4 juin dernier. « Des gens ont appris ça par un courriel le matin de la rencontre. Le maire d'Orford nous a dit qu'il y avait eu publication d'un encadré dans un journal local au préalable, mais plusieurs ne l'avaient pas vu », fait-elle valoir.
Mme Laberge déplore également que Bell a travaillé sur ce dossier pendant deux ans sans jamais informer la population locale de ses démarches. Au moins cinq autres sites auraient été envisagés pour l'implantation de la tour.
Par ailleurs, cette citoyenne d'Orford mentionne que des gens ont des inquiétudes quant aux effets sur la santé des ondes produites par les antennes des compagnies de télécommunication. « Surtout quand il s'agit d'enfants », note-t-elle.
Aussi membre du comité de citoyens, Bernard Murray craint que l'implantation d'une tour de télécommunication près de sa résidence entraîne la valeur de cette dernière à la baisse. « Demandons-nous simplement si, comme acheteur, on choisirait une maison avec ou sans ce genre d'équipement à l'arrière? », lance-t-il.
D'après M. Murray, la pertinence du projet de Bell demeure à prouver. « Cette compagnie soutient qu'elle ne peut offrir le service voulu à ses abonnés dans notre secteur. Pourtant, ses compétiteurs ne se plaignent de rien », déclare-t-il.
Adam réceptif
Contacté par La Tribune, Jean-Pierre Adam assure que son conseil municipal tiendra compte des commentaires des citoyens avant de se prononcer. Le Canton d'Orford est d'autant plus concerné par le dossier que la future tour serait érigée sur un de ses terrains.
« La pétition nous informe de l'opinion de nombreuses personnes, dit M. Adam. On va mettre ça dans le processus décisionnel entrepris avec le reste des informations et commentaires qu'on aura reçus. »
Le maire profite de l'occasion pour souligner qu'il n'appartient pas au Canton d'Orford de mener une consultation publique en lien avec le projet. « C'est à Bell de faire ce travail en vertu des règles en vigueur. On ne peut pas se substituer à cette compagnie », remarque-t-il.