Toujours rien pour les ex-employés de la Brasserie Mi-Vallon

Les ex-employés de la Brasserie Mi-Vallon se disent toujours sans nouvelles de leurs patrons depuis la fermeture-surprise de l'établissement à la fin de décembre.
Ils attendent également toujours leur dernier chèque de paie. L'avis de cessation d'emploi qu'ils ont reçu mentionnerait de plus que leur indemnité de congé leur aurait été versée, ce qu'ils nient catégoriquement. « Ça leur donne quoi de faire de fausses déclarations, ça ne leur apporte rien à eux. S'ils n'ont pas d'argent pour payer, ils pourraient faire faillite », soutient l'une des anciennes employées à propos des patrons, sous le couvert de l'anonymat.
Si l'entreprise ne déclare pas faillite et qu'elle soutient avoir payé toutes les sommes dues alors que ce n'est pas le cas, ceux-ci se retrouvent le bec à l'eau lorsque vient le temps de recevoir du chômage ou encore une paye due.
Les employés ont porté plainte à la Commission des normes du travail contre les anciens propriétaires de la brasserie, Bruno Beauchesne et Angèle Guillemette.
Ceux-ci ne répondraient pas aux appels des employés de la Commission, ce qui empêcherait l'affaire d'avancer. « On est assez frustrés en général de la situation, pas de la fermeture, mais plutôt de la façon qu'ils l'ont faite. »
Les employés attendent maintenant de recevoir leur feuillet T4 pour les impôts. « Il va falloir qu'on compte nos affaires », affirme l'ex-employée, qui redoute d'autres mauvaises surprises.
Une éclaircie tout de même dans cette affaire : la plupart sinon la totalité des ex-employés auraient trouvé du travail, à temps plein ou à temps partiel, malgré le fait que le mois de janvier soit peu propice à l'embauche, surtout dans la restauration.
« On n'a pas le choix de se relever les manches et de recommencer, mais on se retrouve avec des conditions et des salaires différents. On prend ce qui passe et on regarde pour plus tard », lance un autre employé.
Celui-ci espère que l'affaire se règlera rapidement. « C'est eux autres [les propriétaires] qui ont empoché pendant le mois de décembre, et on dirait qu'ils s'en lavent les mains. »
Il n'a pas été possible de parler avec les ex-propriétaires de l'endroit.