Touche Noire fête ses cinq ans

Pour sa cinquième édition, le spectacle Touche Noire, mis sur pied par l'organisme du même nom, recevra la chanteuse béninoise Angélique Kidjo. « C'est la Céline Dion africaine. Actuellement, on pourrait dire que c'est la plus grande chanteuse africaine », s'exclame Juillet Edgard Douckaga, porte-parole de Touche Noire.
Le spectacle, qui se déroulera le 22 février au Théâtre Granada, est le seul arrêt en sol québécois que fera la chanteuse, qui a remporté plusieurs Grammy, dans le cadre de la tournée de lancement de son nouveau disque Eve. « On est chanceux de l'avoir! », se réjouit M. Douckaga.
Le groupe guinéen Production Kalabanté se produira aussi sur les planches du Granada samedi prochain. La première partie sera composée de sketchs drôles ou émouvants, sur la thématique du voyage, élaborés et présentés par de jeunes étudiants.
L'an dernier, ce sont 500 personnes qui avaient assisté au spectacle.
« Ce sera un voyage autour de l'Afrique et des autres contrées où on retrouve des communautés noires », résume M. Douckaga, en parlant de l'édition de cette année.
Touche Noire est formé en majorité d'étudiants de l'Université de Sherbrooke. L'organisme a mis sur pieds de nombreuses activités en février pour souligner le Mois de l'histoire des Noirs, dont une exposition et vente de créations africaines qui a eu lieu plus tôt cette semaine ainsi qu'un tournoi de soccer qui se tient aujourd'hui. « C'est vraiment une plateforme d'échanges interculturels. On veut permettre aux gens d'apprendre à se connaître », affirme M. Douckaga.
Le 21 février à 18 h, des historiens, dont Jean-Pierre Le Glaunec, spécialiste d'Haïti, et Maurice Demers, spécialiste de l'Amérique latine, viendront informer gratuitement le public présent à l'agora de l'Université de Sherbrooke sur l'histoire des communautés noires et l'importance de l'héritage artistique et culturel noir.