Tolérance zéro pour les tortionnaires d'animaux

La Société protectrice des animaux en Estrie (SPA-Estrie) fait de l'application de la loi une priorité.
Bruno Felteau
Son directeur Bruno Felteau siégera sur le nouveau groupe de travail du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) en vue de renforcer les mesures existantes à l'égard du bien-être des animaux de compagnie.
Le groupe se penchera sur un projet de règlement ayant pour objet de rendre obligatoire l'enregistrement de tous les lieux de garde, de vente et d'élevage de chiens au Québec.
 
«J'espère que ce groupe pourra contribuer à améliorer la nouvelle loi. Je crois que le ministre Laurent Lessard est sincère et souhaite que ça bouge. Même en période de compressions budgétaires, nous pouvons préparer le terrain à des changements», estime Bruno Felteau.
En Estrie, le dernier cas d'usine à chiens pour laquelle des poursuites criminelles ont été portées remonte en 2001 à Saint-Malo. Des informations du public avaient permis de porter des accusations contre Laurent Flamand. Cet éleveur avait été condamné à une probation de deux ans où il ne devait plus garder d'animaux pendant cette période.
«Même si la peine n'est pas sévère, nous avions atteint notre objectif soit de sortir les animaux de là. Cette saisie d'une centaine de chiens nous a coûté entre 20 000 $ à 25 000 $ en frais», explique le directeur de la SPA-Estrie, Bruno Felteau.
Ce dernier insiste sur le fait qu'il est essentiel que la population dénonce les comportements de cruauté envers les animaux afin de permettre aux inspecteurs de la SPA-Estrie de faire appliquer la loi.
Améliorer le code
«Il doit y avoir une plainte formelle afin que nous puissions aller chercher de l'information sur le terrain. C'est avec des faits que nous pouvons obtenir un mandat de perquisition pour régler une situation problématique pour des animaux. Nous pouvons ensuite porter des accusations», mentionne l'inspecteur à la SPA-Estrie, Ruben Gutierrez.
Bruno Felteau explique que le code criminel aurait aussi besoin d'être amélioré.
«Le code criminel n'a à peu près jamais été modifié concernant pour les infractions criminelles de cruauté envers les animaux. Ça fait quatre ou cinq ans que les SPA et SPCA font des pressions sur le gouvernement fédéral pour que ça bouge. Nous espérons rendre les lois plus sévères pour les contrevenants», soutient le directeur de la SPA-Estrie.