The Cat Empire

Jamais je n'irais vivre en Australie. First, parce qu'il y a des araignées d'un pied de diamètre. Second, parce qu'il y a plus de 100 espèces de serpents venimeux. Pis comme si ce n'était pas assez, Steve Irwin, le Chuck Norris de la faune australienne, n'est même plus là pour protéger le commun des mortels.
Heureusement, je n'aurai jamais à déménager là-bas pour verser compulsivement les mélodies du groupe le plus stimulant que j'aie découvert récemment dans mes oreilles avides d'éclectisme musical. The Cat Empire, un groupe qui est pourtant sur la mappe depuis plus d'une dizaine d'années et qui a déjà neuf albums à son actif, c'est LE groupe dont j'me peux plus.Pourtant, quand un groupe a une discographie assez fournie, d'habitude, ça me fait peur. Parce qu'éventuellement, tout finit par sonner pareil. Pas eux. La formation musicale est a priori assez originale: presque tous les membres du groupe chantent, alors les harmonies vocales peuvent être très riches et impressionnantes, plusieurs des musiciens jouent de percussions variées, il n'y a pas de guitare - j'ai rien contre la guitare, mais en l'enlevant ça empêche de toujours lui donner la mélodie, pis ben, c'est intéressant de découvrir d'autres sons! - mais la basse est très présente, il y a toujours au moins trois cuivres, dont la trompette qui est assez présente et qui donne une sonorité jazzée et ska qui est caractéristique de ce groupe, malgré les différents styles auxquels il touche.
Le chanteur assume sa voix et toutes les possibilités qu'elle lui offre. Ça sonne vrai. Et pour finir - un aspect qui est non-négligeable pour la philosophe en moi - c'est un band qui a quelque chose à dire. Sur plein de sujets, pas nécessairement profonds, mais ils jouent avec le sens comme si c'était un instrument, et ils le font très bien.
Bon, fini les arguments. Allez hop, sur Youtube (je sais que vous avez un cellulaire dans votre poche ou que vous êtes à moins de cinquante pieds d'un ordinateur) et tapez «The Cat Empire - Fishies». Pis dansez.