Tempête: la prise de décision a été révisée

La Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke l'avait promis et respecte maintenant ses engagements : le processus décisionnel concernant la fermeture des écoles lors des tempêtes a été revu. Désormais mieux outillées, quatre commissions scolaires de la région profiteront de ces changements apportés.
<p>Michel Bernard</p>
La tempête du 14 février dernier aura au moins entraîné un élément positif. Après avoir essuyé son lot de critiques pour avoir gardé les écoles ouvertes, la CSRS tenait à améliorer son processus de prise de décision.
Mercredi, les quatre commissions scolaires ont annoncé qu'ils profiteront des données compilées par la Sécurité publique et le ministère des Transports du Québec. Aussi, un meilleur mode de consultation a été adopté afin de bonifier la communication entre les commissions scolaires.
Rappelons que le service payant de consultation météorologique utilisé par la CSRS prévoyait dans son bilan du 14 au matin des précipitations de neige d'environ 7 cm au cours de la journée. Ce sont plutôt 30 cm qui ont couvert l'Estrie.
« Nous avons effectué un partenariat avec la Sécurité publique afin que cette organisation puisse nous offrir une source d'informations supplémentaire sur la météo. Le Plan régional de coordination gouvernementale sur les conditions météorologiques extrêmes nous aidera à prendre de meilleures décisions. La météo n'est pas une science exacte. Il se peut encore que nous prenions de mauvaises décisions. Mais si notre moyenne au bâton était déjà très bonne, elle sera encore meilleure grâce à cela », espère Michel Bernard, directeur de la CSRS.
Et pourquoi ne pas se fier aussi à MétéoMédia, par exemple?
« Les données que nous obtenons sont plus actuelles. Si on se fiait à MétéoMédia, on fermerait les écoles 25 fois par année. Lorsqu'il tombe 5 cm, ce service populaire auprès des familles annonce une alerte de tempête », souligne Bernard Lacroix, directeur de la Commission scolaire des Hauts-Cantons.
<p>Bernard Lacroix</p>
De meilleures communications
En plus de s'être concertées afin d'opter pour une façon de faire, les quatre commissions scolaires amélioreront également leur communication lors des matins de tempête.
« On couvre de très larges territoires, note Christian Provencher, directeur de la Commission scolaire des Sommets.
« Dans notre cas, on s'étend jusqu'à la limite de Saint-Hyacinthe et de Granby », précise André Turcotte, directeur de la Commission scolaire Eastern Townships.
« Si on se parle davantage, on saura mieux à quoi nous en tenir, ajoute M. Provencher. On en viendra donc toujours à un consensus à 5 h 30 du matin, ce qui ne veut pas dire qu'une commission scolaire n'ouvrira pas ses portes puisque les autres décideront de fermer les écoles. Il y aura du moins consensus sur cette décision de fermer trois des quatre commissions scolaires, après avoir aussi parlé à nos transporteurs. »
« Par exemple, s'il fait tempête à Lac-Mégantic et qu'elle se dirige vers Sherbrooke, on le saura en parlant avec la Commission scolaire des Hauts-Cantons », fait remarquer Michel Bernard.
Mentionnons en terminant que les commissions scolaires se pencheront aussi sur la problématique des engorgements sur leur site web et en ce qui concerne les lignes téléphoniques durant les matins de tempête.
« On pourrait entre autres demander aux parents de ne pas appeler à l'école avant 10 h pour signaler une absence », avance M. Bernard.