Tempête: la CSRS veut améliorer le processus de décision

Après avoir essuyé de nombreuses critiques vendredi dernier pour avoir laissé les écoles ouvertes en dépit des chutes de neige annoncées, la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) tente de déterminer comment elle pourra faire à l'avenir pour éviter qu'une telle situation se reproduise.
Un élément a tout particulièrement retenu l'attention au cours des divers bilans réalisés depuis lundi. « Le site qui nous fournit l'information météorologique, qui est censé être plus spécialisé qu'Environnement Canada, n'a pas livré la marchandise », affirme Michel Bernard, directeur général de la CSRS.
En effet, Enviromet, un service payant de consultation météorologique, prévoyait dans son bilan de vendredi matin des précipitations de neige d'environ 7 cm au cours de la journée. Or, ce sont plutôt 30 cm qui sont tombés sur l'Estrie.
Avant même qu'un flocon ne tombe, beaucoup d'Estriens s'attendaient à ce que les élèves soient en congé forcé le vendredi. « La veille, on s'était dit "demain on ferme" », se souvient M. Bernard. Cependant, les prédictions d'Enviromet ainsi que les conclusions d'observateurs qui se sont rendus sur la route ont modifié la décision.
« Meilleure lecture »
Au moment d'effectuer le choix final, précise M. Bernard, la Commission scolaire des Sommets ainsi que la Commission scolaire Eastern Townships étaient favorables à l'ouverture des écoles, alors qu'elles sont d'ordinaire plus réticentes à ouvrir que la CSRS en raison du taux élevé d'élèves vivant en campagne sur leurs territoires ainsi que de leur situation géographique.
C'est d'ailleurs pour cette raison que les commissions scolaires de la région prennent des décisions communes pour la fermeture des écoles depuis la tempête du 14 février de 2007, alors que seule la CSRS était restée ouverte. « On s'est regroupés pour avoir une meilleure lecture de la situation dans plus de conditions différentes, pour être plus prudents dans la prise de décisions », explique M. Bernard.
Selon celui-ci, comme la météo « n'est pas une science exacte », il faudra dorénavant tenir davantage compte des imprévus, de la probabilité qu'une situation se détériore malgré les informations reçues.
Dès vendredi, la commission scolaire a admis que la décision qui a été prise n'avait pas été la bonne.
Une rencontre entre la CSRS, la Commission scolaire des Sommets ainsi que la Commission scolaire Eastern Townships est prévue d'ici la fin de la semaine.
Malgré la tempête de critiques formulées vendredi dernier, aucun parent d'élève de la CSRS ne s'est présenté hier soir à la séance du Conseil des commissaires. Sur la page Facebook de la CSRS, près de 1000 personnes avaient manifesté leur mécontentement, parfois avec beaucoup de véhémence. Des lettres ouvertes à ce sujet avaient également paru dans les journaux.