Tempête: la CSRS fait amende honorable

«On doit se le dire, le vent s'est levé, la visibilité a diminué de moitié d'un coup. N'importe qui se dit que ça n'a pas de bon sens. Une heure plus tard, si on avait eu à prendre une décision, on aurait fermé», admet Michel Bernard.
Le directeur général de la Commission scolaire de la région de Sherbrooke (CSRS) faisait amende honorable vendredi lorsqu'il a été appelé à justifier la décision de son organisme, de la Commission scolaire des Sommets et de la commission scolaire Eastern-Townships de maintenir les écoles ouvertes, nonobstant la tempête de neige qui s'abattait sur l'Estrie à l'heure de pointe.
Depuis la tempête de neige survenue le 14 février 2007, M. Bernard explique que les commissions scolaires de la région consultent le site spécialisé Enviromet, le même que la Ville de Sherbrooke, pour obtenir des rapports de précipitations attendues au cours de la journée plus précis que ceux fournis par Environnement Canada. En outre, un inspecteur patrouille sur différentes routes à compter de 5 h le matin pour s'assurer que les voies sont sécuritaires les jours où de mauvaises conditions météorologiques sont attendues. Pour des raisons logistiques, les décideurs ont cependant jusqu'à 5 h 45 pour faire un choix définitif.
«Pour Sherbrooke, il y a 13 300 élèves à déplacer sur 800 trajets d'autobus, signale M. Bernard. On doit prendre la décision au plus tard à 5 h 45, parce qu'on contacte les transporteurs qui contactent ensuite leurs chauffeurs.
«Au moment où on devait prendre la décision, les informations nous indiquaient que c'était la bonne décision à prendre, renchérit-il. Après, on ne peut pas faire marche arrière, parce que des enfants ont commencé à être cueillis et qu'on préfère les garder en sécurité dans les écoles.»
Sur le rapport, dont La Tribune a obtenu copie, Enviromet prévoyait effectivement un peu plus de 7 cm de neige entre 7h et 17h. Michel Bernard mentionne que ses homologues et lui devront donc réévaluer leurs procédures.
«Ça nous amène à revoir notre façon de faire, parce qu'on ne peut pas modifier l'heure limite pour prendre une décision. Est-ce qu'on devra se montrer plus prompt à fermer nos établissements? Peut-être», reconnait-il, tout en indiquant qu'il aurait été très simple de reporter les cours lors d'une journée de reprise s'ils avaient été annulés.