Hélène Dauphinais

Tarifs d'électricité: Dauphinais appelle ses collègues à la cohérence

À la lumière du point de presse du maire Bernard Sévigny, qui déplorait mardi les hausses de tarifs d'Hydro-Québec, la conseillère Hélène Dauphinais appelle ses collègues à faire preuve de cohérence dans leurs choix en matière d'économie.
Sur son blogue, Mme Dauphinais rappelle les pressions évidentes qui pèsent sur le budget municipal. « Dès la planification budgétaire, on savait que l'impact des changements faits par Hydro-Québec se chiffrerait à au moins 6 M$ à terme. On sait aussi que les taux d'intérêt augmenteront un jour et qu'à ce moment, la dette sera encore très imposante. [...] De plus, nous savons tous que les fonds de retraite enregistreront de nouveaux déficits actuariels qu'il faudra renflouer », écrit-elle.
« Étant donné l'urgence et la sévérité de la situation, j'avais demandé à ce que l'on revoie nos dépenses et nos investissements à la baisse lors de l'exercice budgétaire. Pas pour couper dans les services existants. Plutôt pour éviter d'en rajouter de nouveaux. Mes collègues semblent avoir une vision différente des choses puisqu'ils n'ont pas voulu appuyer ma demande et que le sujet n'a pas soulevé de discussions enflammées. Peut-être prévoient-ils tout simplement refiler la facture aux citoyens. Pour moi, cette seule option est inacceptable », poursuit-elle.
Boisé Fabi
Rappelons que la conseillère du district du Pin-Solitaire s'est récemment opposée à l'achat du boisé Fabi. « Le prix de cet achat ne se limite pas au prix de vente », dit-elle faisait référence à l'entretien qui sera nécessaire.
« La contrainte financière ne peut pas être parfois mise de côté, parfois être portée en étendard. Il faut être cohérent dans notre façon d'administrer. J'essaie donc d'avoir une cohérence à cet égard depuis mon arrivée au conseil. Même si le gouvernement revenait sur sa décision [concernant Hydro-Québec], il n'en demeure pas moins que la réduction des nouvelles dépenses et des nouveaux investissements devra demeurer prioritaire de même que la recherche d'économie de fonctionnement, car les pressions négatives sur le budget se poursuivront dans les années à venir. »