Ginette Duclos, Gabrielle Fréchette et Gérald Fontaine.

Sudation mortelle: les accusés optent pour un procès devant juge seul

Accusés de négligence criminelle causant des lésions, mais surtout la mort de Chantal Lavigne, en juillet 2011, Gabrielle Fréchette, Ginette Duclos et Gérald Fontaine ont indiqué, mercredi matin au palais de justice de Drummondville, qu'ils comptaient subir un procès devant un juge seul de la Cour du Québec.
Les trois accusés reviennent ainsi sur une décision qu'ils avaient prise l'automne dernier de faire appel à la Cour supérieure pour un procès devant juge et jury. Leur dossier a été remis au rôle de la Cour du Québec en date du 24 janvier prochain, pour la forme.
Rappelons que le trio d'accusé a été cité à procès en octobre dernier à la suite de leur enquête préliminaire. Ils ont été accusés relativement décès de Chantal Lavigne, une mère de deux enfants originaire de Saint-Albert, survenu dans une résidence de Durham-Sud à la suite d'un rituel de sudation appelé « mourir en conscience ».
La femme de 35 ans avait été conduite à l'hôpital après plusieurs heures de traitement, au cours desquelles elle et sept autres participants ont été invités à s'enduire de boue et se couvrir de plastique et de couvertures.
Les participants devaient ensuite se mettre la tête dans une boîte de carton et hyperventiler. Selon l'avocat de Gabrielle Fréchette, Me Denis Lavigne, le procès pourrait durer entre quatre et six mois. Les partis se rencontreront prochainement afin de préparer la procédure et de déterminer les admissions.