STS : un centre de contrôle hypermoderne

La nouvelle salle de contrôle de la Société de transport de Sherbrooke (STS), qui a commencé à être mise en place il y a deux ans, est à la fine pointe de la technologie. Sur un grand écran, une carte de Sherbrooke permet de suivre en temps réel tous les autobus en circulation sur le territoire desservi. Leur numéro, le nombre de passagers et la vitesse de circulation sont diffusés en temps réel, si bien que la gestion du réseau s'en trouve améliorée.
Les journalistes et les politiciens disposaient d'une rare chance de visiter cette salle de contrôle vendredi, à l'occasion de l'inauguration officielle des locaux rénovés de la STS.
« Le logiciel nous permet par exemple de décider de voir seulement les autobus qui ont de l'avance ou juste ceux qui ont du retard, explique Luc Roy, superviseur et répartiteur à la STS. Si on voit qu'un chauffeur est largement en retard, nous pourrons vérifier s'il doit assumer le prochain circuit. Si on se rend compte qu'il arrivera au Carrefour avec 20 minutes de retard, nous replaçons le circuit pour qu'il parte à la bonne heure. Nous pouvons donner aussi de meilleures indications si un accident ou un détour survient sur la ligne. »
Les outils informatiques permettent de savoir en un rien de temps à quelle heure chaque véhicule quittera une station. « Avant, il fallait sortir notre livre et vérifier. Devant l'ordinateur, nous pouvons réagir en une minute à un imprévu. Avant, on mettait entre 15 et 20 minutes pour se rendre sur les lieux. »
Toutes les informations, tous les déplacements sont enregistrés. « Nous pouvons remonter deux ans en arrière et nous pouvons avoir des données précises à la seconde près. Dans le cas d'une plainte, ça prend entre cinq et dix minutes pour retracer un autobus pour savoir s'il est passé, s'il avait du retard et pourquoi. On peut confronter les versions des clients et des chauffeurs. »
Le centre de contrôle peut prendre en un rien de temps les données de tous les autobus et calculer la moyenne du temps qu'un autobus a mis dans l'année pour boucler un circuit.
Dans le même sens, la sécurité des chauffeurs et des usagers est largement améliorée. Un bouton panique permet maintenant d'entendre ce qui se produit dans le véhicule en temps réel, alors qu'autrefois, il ne permettait que d'illuminer un message de détresse sur l'autobus. Il fallait alors espérer qu'un passant téléphone à la police,
qui contactait ensuite la STS pour savoir où intervenir. Maintenant, sur ses écrans, le superviseur peut savoir exactement où l'autobus s'est immobilisé.
« Si on n'entend rien on communiquera avec le chauffeur, et s'il ne répond pas, on enverra la police. Nous devons contacter la police au moins une fois par semaine », rapporte M. Roy.
Toutes ces données permettront bientôt à la STS d'envoyer des alertes sur téléphone mobile à ses clients pour les avertir du passage prochain d'un autobus.