Steve Hurdle: un pas de plus vers le titre de délinquant dangereux

S'il a une fois de plus récidivé, dernièrement à Montréal, le pédophile Steve Hurdle a probablement aggravé son cas. Il pourrait être déclaré délinquant dangereux et ses possibilités de sorties en liberté seraient très limitées.
<p>Steve Hurdle</p>
C'est du moins l'avis avancé par l'avocat Jean-Pierre Rancourt à la lumière des dernières informations concernant l'homme de 34 ans qui a refait la manchette, cette fois concernant l'agression d'une fillette de cinq ans survenue le 11 juillet dernier à une piscine intérieure du nord de Montréal.
«Il pourrait être déclaré criminel dangereux», commente le criminaliste bien connu en Estrie. «À ce moment-là, il va rester détenu. S'il est reconnu coupable, par exemple, d'enlèvement, de séquestration et de contacts sexuels, son cas va s'aggraver.»
«Une fois qu'il est reconnu comme délinquant dangereux, ça me surprendrait qu'il puisse retrouver sa liberté. Probablement qu'on n'entendra plus parler de lui.»
Le tristement célèbre Steve Hurdle avait agressé sexuellement une enfant au détour d'une rangée d'un magasin Dollarama, du Carrefour de l'Estrie, il y a neuf ans, alors que la petite avait échappé à la surveillance de sa mère. Il avait alors écopé d'une peine de quatre ans et huit mois de prison en plus d'être déclaré délinquant à contrôler pour une période de sept ans.
Au moment de commettre ce crime sordide, il venait à peine d'être condamné à une peine de 60 jours pour action indécente et il était en pleine thérapie spécialisée en délinquance sexuelle.
Hurdle a aussi fait parler de lui pour avoir multiplié les cas de non-respect des conditions de remise en liberté, d'où l'obligation de le tenir sous le coup de l'ordonnance de surveillance de longue durée.
Selon La Presse rapportant la théorie de la Couronne dans les événements survenus le 11 juillet dernier, Hurdle aurait attendu la fillette à sa sortie de la piscine. Il  l'aurait entraînée dans le vestiaire des hommes en prétextant qu'il l'aiderait à attacher ses souliers. Il aurait alors verrouillé la porte, puis l'aurait agressé sexuellement avant de la laisser partir.
«Il a été déclaré délinquant à contrôler, mais on n'est pas capable de le contrôler justement», fait remarquer Me Rancourt.
«Selon moi, il aurait dû être déclaré délinquant dangereux depuis un bout de temps. S'il est reconnu coupable une fois de plus, la preuve sera faite qu'il n'est pas contrôlable.»
Pour Jean-Pierre Rancourt, voilà un cas spécial, compte tenu de la nature des agressions. Le caractère sexuel des méfaits qu'on lui reproche rend son dossier un peu singulier.
«Il y a eu plusieurs cas de délinquants dangereux déclarés dans le passé, mais c'est plus rare quand il est question de crimes sexuels», reconnaît-il.
Arrêté le 16 juillet, Hurdle fait face à quatre chefs d'accusation, soit d'enlèvement, de séquestration, de contact sexuel et d'agression sexuelle. Il était de retour en cour, vendredi. Il a demandé d'être libéré sous condition d'ici à son procès, ce qui lui a été refusé catégoriquement.