Six ans de prison pour avoir agressé sexuellement sa fille

Un individu de 34 ans de la région de Lac-Mégantic passera les six prochaines années derrière les barreaux pour avoir agressé sexuellement sa fille sur une période de deux ans. L'accusé a plaidé coupable lundi au palais de justice de Sherbrooke à une accusation d'inceste entre le 1er juillet 2011 et le 31 août 2013.
Avant d'imposer cette longue peine de détention, la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec s'est adressée directement à l'accusé. « J'espère que vous réalisez que vous avez fait vivre à votre victime? », a demandé la juge au père incestueux qui a répondu par l'affirmative.
Visiblement mal à l'aise, l'accusé n'a pas eu de réaction particulière en plaidant coupable ou en étant condamné à une importante peine de prison.
« Un père est là pour protéger sa fille; ce que vous n'avez pas fait. Vous avez commis un délit très grave à l'égard d'une jeune personne sans défense qui est votre fille », a ajouté la juge Fabi avant d'imposer la peine sévère à l'individu.
Sans antécédent judiciaire, ce père de famille devrait être incarcéré au centre de détention LaMacaza dans les Laurentides, spécialisé dans les dossiers d'abuseurs sexuels.
« C'est un endroit où il pourra recevoir les soins adaptés au type de délit dont il a reconnu sa culpabilité. Il pourra y suivre les thérapies adaptées », explique son avocat Me Marc-André Champagne.
L'accusé avait subi une évaluation psychiatrique après son arrestation le 14 février dernier. La juge Fabi l'a déclaré apte à faire face au processus judiciaire.
C'est une plainte de nature conjugale qui a permis d'ouvrir une enquête dans cette sordide affaire, dont toute information pouvant identifier la victime ne peut être dévoilée, dont le nom du père incestueux.
La direction de la protection de la jeunesse a été mise à contribution dans cette affaire.
« L'accusé a avoué aux enquêteurs avoir eu des relations sexuelles complètes avec sa fille à plus d'une reprise », a expliqué au tribunal le procureur aux poursuites criminelles Me André Campagna.
D'autres membres de la famille, dont la mère, seraient impliquées dans cette sordide affaire.
« L'enquête se poursuit dans cette affaire. Aucune autre accusation n'est portée pour le moment », mentionne Me Campagna.
La victime a nié les événements une première fois. Confrontée à une lettre d'excuses du père incestueux et à la déclaration vidéo des aveux, la victime a confirmé les gestes à caractères sexuels à son endroit.
« L'accusé prend ses responsabilités et reconnaît que ce qu'il a fait n'est pas correct », indique Me Campagna.
Le crime d'inceste est passible d'une peine minimale d'incarcération de cinq ans. Étant donné que les gestes criminels ont été commis à plus d'une reprise, la défense et la poursuite s'étaient entendues pour présenter une suggestion commune de six ans au tribunal.
Le nom de l'accusé sera inscrit pour 20 ans au registre des délinquants sexuels et un échantillon d'ADN sera prélevé.