Des responsables de service de garde en milieu familial de la région ont manifesté lundi à Sherbrooke.

Service de garde: «On a un blocage total à la table»

Les responsables de service de garde en milieu familial de la région estrienne ont manifesté lundi dans le cadre d'une première journée de grève visant à dénoncer la lenteur à la table des négociations avec le gouvernement.
Les quelque 1000 membres de l'Alliance des intervenantes en milieu familial (ADIM) de l'Estrie s'occupent d'environ 6000 enfants du territoire, qui ont eu un congé forcé de leurs services de garde aujourd'hui.
Les RSG ont encore en poche un mandat de deux demi-journées de grève qu'elles pourraient utiliser au moment jugé opportun.
Les RSG affiliées à la FIPEQ-CSQ (Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec) se sont fait entendre dans chacune des régions. Les instances syndicales espèrent en arriver à une entente d'ici la fin de l'été.
« On a un blocage total à la table. La ministre ne donne pas de mandat à son porte-parole », commente la présidente de l'ADIM, Marlène Carbonneau. D'autres rencontres sont prévues au cours de l'été. « Oui, il y a des discussions, mais ce sont des monologues! » lance Mme Carbonneau.
Les responsables de service de garde se sont réunies au parc Jacques-Cartier, pour ensuite marcher jusqu'à l'hôtel Delta.
Plusieurs enjeux sont soulevés, dont la place des bureaux coordonnateurs dans la convention collective. « Toute décision qui vient des bureaux coordonnateurs, comme le traitement des plaintes, l'octroi des places), on ne peut pas contester cette décision. Ce qu'on veut, c'est la création d'un comité de relations de travail. Il y a autant de pratiques qu'il y a de BC », explique Mme Carbonneau.