Serge Leclerc

Serge Leclerc retrouvé mort dans sa cellule

Accusé du meurtre prémédité de sa conjointe, Patricia Lafleur, et de l'incendie criminel de sa résidence, Serge Leclerc a été retrouvé sans vie, samedi matin, dans sa cellule de l'Établissement de détention Talbot de Sherbrooke.
L'homme de 62 ans avait tenté de mettre fin à ses jours dans l'incendie de son domicile survenu lundi dernier, rue Gaudet à Drummondville, mais il avait échoué et avait été secouru pour les services d'urgence. Lors de son transport vers le centre hospitalier, il aurait également confessé avoir l'intention de se donner la mort.
Bien au fait que l'individu constituait une menace pour sa propre intégrité, Leclerc avait été placé sous haute surveillance. Pour une raison inconnue, il aurait tout de même réussi à mettre son plan à exécution au cours du week-end.
Ni la direction de l'Établissement de détention, ni la Sûreté du Québec n'ont voulu commenter la situation. Comme c'est systématiquement le cas lorsqu'un détenu perd la vie, un coroner a été mandaté afin de faire la lumière sur les circonstances entourant ce décès.
Rappelons que les pompiers de Drummondville ont été appelés, peu avant 6 h, le 24 novembre afin de combattre un violent incendie. Lorsqu'ils sont arrivés sur les lieux, le feu avait déjà envahi une bonne partie de la résidence unifamiliale d'un étage. À l'extérieur de la maison, ils ont découvert Serge Leclerc, blessé.
Ce dernier a été transporté au centre hospitalier afin d'être soigné et les policiers l'attendaient à sa sortie pour l'interroger. Il a été formellement accusé de meurtre et d'incendie criminel le 25. Visiblement pas dans son assiette, Leclerc n'avait toujours pas de vêtements lors de sa comparution de vendredi.
La victime présentait des meurtrissures dans la région du cou. L'événement demeure source d'étonnement pour plusieurs proches des victimes.