Séquestration et agression: Pinard doit encore se trouver un nouvel avocat

Accusé d'une troublante affaire d'enlèvement, séquestration et agression sexuelle, l'individu de 45 ans devra faire ses devoirs pour être défendu d'ici son retour devant le tribunal le 10 mars prochain. C'est la troisième fois depuis les événements qui seraient survenus à la fin novembre 2013 que Richard Pinard doit se trouver un avocat.
Il devait subir mardi son enquête sur remise en liberté devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec. Le procureur aux poursuites criminelles Me André Campagna lui a plutôt remis la preuve dans son dossier afin qu'il puisse la remettre à son nouvel avocat. L'homme de 45 ans attend donc la suite des choses derrière les barreaux.
« Une chance qu'il demeure détenu. C'est certain que la victime craint pour sa sécurité. Elle a eu peur. C'est un stress pour elle », explique l'une des proches de la victime.
L'agresseur sexuel présumé a fait connaissance de sa future victime dans un bar de l'ouest de Sherbrooke le 29 novembre 2013. À la fin de la soirée, il a suivi la femme dans le stationnement de l'établissement. La femme serait entrée dans son véhicule et c'est à ce moment qu'il y a eu des attouchements sexuels. Il y a eu altercation dans le véhicule.
Le suspect a pris la fuite avec sa victime à bord dans les rues de Sherbrooke. La femme a réussi à se défaire de l'emprise de son agresseur. Elle s'est par la suite projetée à l'extérieur du véhicule en marche. C'est à la suite d'un appel au 9-1-1 que les policiers se sont rendus sur la rue Champlain pour aider la victime.
« Elle doit suivre des traitements depuis ces événements. Elle s'est blessée en sautant du véhicule. Elle n'a pas pu recommencer à travailler encore », mentionne une proche de la victime.
La victime souhaite être informée de ce qui se passe devant le tribunal.
« C'est certain qu'elle suit ça de près. Elle ne connaissait pas du tout cet homme. Elle a hâte que cet épisode soit derrière elle », mentionne cette proche de la victime rencontrée à la sortie de la salle d'audience au palais de justice de Sherbrooke.