Bernard Sévigny

Schéma d'aménagement révisé: la Ville essuie un refus

Le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire (MAMOT) refuse d'approuver le Schéma d'aménagement et de développement révisé (SADR) proposé par la Ville de Sherbrooke.
L'administration municipale doit obtenir l'accord du MAMOT pour l'entrée en vigueur du SADR comme le prévoit la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme. Or, le gouvernement émet des réserves quant à la planification des espaces industriels, les contraintes sonores, ainsi qu'à une liste des institutions de santé qu'il juge incomplète.
La Ville a maintenant 120 jours pour présenter un nouveau schéma à Québec. Ces démarches retardent l'adoption du SADR de huit mois.
Pour contrer ce refus, les élus ont adopté lors de la séance du conseil d'hier une résolution demandant au ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, Pierre Moreau, d'intervenir et de renverser l'avis de son ministère.
Frustré, le maire de Sherbrooke a qualifié cet avis «d'intolérable». «On ne retarde pas un projet comme celui-là pendant huit mois pour des détails. On veut bien les retravailler, mais mettons-le en oeuvre maintenant. Le dernier schéma d'aménagement avec lequel on travaille date de 1987, je pense qu'on est rendu au point d'avoir un nouveau schéma», a souligné Bernard Sévigny.
En plus d'être envoyée au ministre Moreau, la résolution sera transmise aux députés des circonscriptions de Sherbrooke, de Saint-François et de Richmond.
Un second refus
Ce n'est pas la première fois que le MAMOT met des bâtons dans les roues de l'administration municipale en ce qui a trait au schéma révisé. En août 2013, le sous-ministre du MAMOT informait Bernard Sévigny que le SADR ne respectait pas les orientations du gouvernement. La Ville l'avait donc révisé selon les demandes et les recommandations formulées.
«Ça fait deux ans qu'on travaille sur ce schéma et on a fait nos devoirs. On nous avait demandé des ajustements et nos services ont travaillé avec les directions générales afin de tout compléter à la satisfaction de tout le monde. Maintenant, il revient sans être approuvé. C'est un peu décourageant de voir l'attitude du ministère face aux villes», déplore le maire de Sherbrooke.