Bernard Sévigny

Salle multifonctionnelle dans l'Est: le maire s'en remet au secteur privé

Le maire Bernard Sévigny est favorable à la construction d'une salle multifonctionnelle dans l'Est de la ville. Il s'en remet toutefois au secteur privé pour la suite du dossier.
« Dans Fleurimont, je pense qu'il y a un besoin pour ce type d'infrastructure. En termes de salles multifonctionnelles, les ressources sont limitées quand on traverse la rivière. Je savais que la Chambre de commerce de Fleurimont travaillait depuis un bout de temps à un projet pour doter l'arrondissement de ce type d'infrastructure. C'est certain qu'il y en a de la place. Il y a le CHUS et la faculté de médecine dans l'Est, et c'est sur quoi tablait la chambre de commerce. »
À savoir si l'arrivée d'un nouveau joueur pour présenter des conférences ou des événements de grande envergure pouvait nuire aux hôtels existants ou au Centre de foires, M. Sévigny n'a pas souhaité s'avancer.
« C'est le marché, et nous n'intervenons pas dans le marché. Ils sont à la recherche de promoteurs privés pour réaliser ce complexe et à partir de maintenant, nous les laissons travailler pour voir comment le projet peut être reçu par des investisseurs potentiels. Est-ce que le marché peut absorber un complexe hôtelier? Si des investisseurs évaluent qu'il y a une possibilité de rentabilité, ils iront de l'avant. La balle est véritablement dans le camp du privé, mais j'imagine qu'on tiendrait compte du fait qu'il y a un centre de foires qui est de plus en plus occupé avec des événements qui fonctionnent bien. »
Le maire de Sherbrooke ne craint pas non plus la concurrence qui proviendrait de l'extérieur, Drummondville par exemple, où un complexe hôtelier devrait être construit à côté du centre de foires. « Il va y avoir de la compétition évidemment. Je pense qu'on ne peut pas s'empêcher de se donner des infrastructures comme celle-là en se disant qu'une autre ville drainerait la clientèle. »
M. Sévigny ne doute pas que l'absence d'un aéroport en activités ait mis un frein au projet de centre de congrès d'abord envisagé dans l'Est. « C'est évident. Il n'y a pas un mois qui passe sans qu'on ait une mauvaise nouvelle à savoir que nous perdons un congrès ou un événement parce que nous n'avons pas d'aéroport accrédité. Si on avait des services commerciaux réguliers et fréquents, c'est certain que ça attirerait une nouvelle clientèle. Pour l'instant, nous continuons de travailler le dossier pour que Transports Canada accélère la création de sa nouvelle catégorie d'aéroports désignés.