Karine Vallières

Richmond: départ simultané pour Vallières et Boucher

La députée sortante libérale Karine Vallières a principalement misé sur sa personnalité, son lien avec les citoyens ainsi que son engagement dans la communauté pour mousser sa candidature lors du lancement de sa campagne qui se tenait dimanche à l'hôtellerie Le Boulevard.
Devant une salle comble, elle a invité les gens à l'appeler non pas Mme Vallières, mais bien Karine. D'entrée de jeu, elle a dit savoir que des personnes de toutes allégeances politiques se trouvaient dans la salle, et a soutenu que les électeurs votaient avant tout pour un député.
Elle a tout de même assuré à ses partisans que le PLQ était le meilleur parti pour faire passer leurs messages. «Pour remettre le Québec sur la voie de la richesse, de la création d'emploi, ensemble, on s'occupe des vraies affaires», a-t-elle dit, reprenant le slogan du parti.
Ces «vraies affaires», ce sont les sujets qui préoccupent les Québécois au quotidien, des réalités que Mme Vallières affirme bien connaître. «Avant d'être en politique, j'ai eu une vie. Je sais c'est quoi votre réalité, parce que c'est aussi la mienne.»
«Moi ce que je veux défendre corps et âme, c'est vos intérêts.»
Un enjeu majeur
Parmi les enjeux qui la préoccupent particulièrement : s'occuper des citoyens en général, des familles des aînés ainsi que «repartir l'économie» que le PQ a mise «bien à mal». «Pour l'équité, pour la solidarité, il faut une économie forte, et pour ça, je crois au Parti libéral du Québec.»
Évidemment, le sujet de la diversification économique d'Asbestos, un enjeu majeur dans la circonscription, est revenu sur le plancher. Tout en saluant l'investissement du PQ dans le projet d'Alliance Magnésium, elle a affirmé qu'elle présenterait dans les prochains jours sa propre proposition concernant la diversification économique de la MRC des Sources.
Mme Vallières a interprété le déclenchement des élections par les péquistes, qui promettaient lors de la dernière campagne des élections à date fixe, comme une preuve du fait qu'ils ne tiennent pas leurs promesses.
«Je promettrai une chose durant cette campagne-ci, c'est que je travaillerai toujours pour obtenir le meilleur pour chacun de vous», a-t-elle résumé. «Moi ce que je veux défendre corps et âme, c'est vos intérêts.»
<p>Le candidat du Parti québécois dans la circonscription de Richmond, Étienne-Alexis Boucher, était entouré du député sortant de Sherbrooke, Serge Cardin, du vice-premier ministre et ministre de l'Agriculture, François Gendron, du candidat du Parti québécois dans Orford, Michel Breton, et du député bloquiste de Richmond-<br />Arthabaska, André Bellavance, pour lancer officiellement sa campagne électorale et galvaniser les troupes péquistes dimanche.</p>
Boucher prêt pour une lutte serrée
«La lutte sera féroce, la lutte sera serrée, et cette fois-ci on va s'assurer que rien ne soit laissé au hasard pour augmenter nos chances de remporter une belle victoire le 7 avril prochain», mentionne Étienne-Alexis Boucher.
Le candidat du Parti québécois dans la circonscription de Richmond a profité du passage du vice-premier ministre, François Gendron, pour lancer sa campagne électorale et galvaniser au maximum les troupes péquistes en vue des prochaines élections hier. «Qu'on soit en ville ou en campagne, on a les mêmes besoins. Tout le monde est préoccupé par l'économie et la santé [...] mon travail ciblera ces priorités», a-t-il souligné.
Le poids d'Asbestos
En 2012, après qu'il eut choisi la circonscription de Richmond plutôt que de poursuivre dans la circonscription de Johnson, Étienne-Alexis Boucher a du baissé pavillon devant la libérale Karine Vallières par seulement 269 voix. Une défaite que plusieurs ont imputée à la décision du Parti québécois d'annuler le prêt de 58 M$ à Mine Jeffrey consenti par les libéraux afin que l'entreprise relance ses opérations dans l'exploitation de l'amiante.
Avec la récente subvention octroyée à Alliance Magnésium pour qu'elle mette sur pied la vallée du magnésium entre Asbestos et Thetford Mines, un projet qui pourrait générer éventuellement un demi-milliard de dollars d'investissement, Étienne-Alexis Boucherestime que son parti a prouvé qu'il tenait à la diversification du développement économique de la région. «Aux dernières élections, leParti québécois a pris une décision courageuse, une décision difficile, mais manifestement responsable. L'avenir de la MRC des Sources passe par la diversité économique et pour y parvenir, le Parti a déployé une stratégie sans précédent, aux moyens importants avec une enveloppe de 50 M$ coordonnée par une table ministérielle. Avec les résultats que l'on a obtenus, notamment l'annonce d'Alliance Magnésium, je pense qu'on a démontré aux citoyens de la MRC des Sources que nous sommes préoccupés par leur sort et qu'on désire les soutenir.»
En outre, M. Boucher fonde beaucoup d'espoirs en l'expérience diversifiée de son parti pour convaincre les électeurs de leur faire confiance lors du scrutin, faisant valoir que son équipe a tous les outils pour bien diriger le Québec.
«On a une équipe extraordinaire qui compte sur des hommes et des femmes aux expertises multiples, dont les gens proviennent de tous les horizons. Une équipe dirigée par une chef expérimentée et déterminée qui a un leadership fort qui ne l'empêche pas d'être à l'écoute des gens», explique celui qui a siégé à l'Assemblée nationale comme député de Johnson de 2009 à 2012.
Quant aux allégations libérales, qui tablent sur le fait qu'un gouvernement péquiste conduira inévitablement le Québec vers un référendum sur la souveraineté, M. Boucher et M. Gendron soulignent que le PQ c'est «plus que ça».
«C'est clair qu'au Parti québécois on pense que c'est légitime de faire la promotion forte d'un pays complet, mais nous sommes beaucoup plus que ça, allègue François Gendron. Nous sommes sociaux-démocrates. On a pris l'État du Québec d'un état lamentable sur le contrôle des dépenses, de la corruption et de l'intégrité et là on n'en parle plus. Le Parti libéral a perdu trois vice-premières ministres, parce qu'elles en avaient assez. Essayez de savoir pourquoi...»
- Avec Charles Beaudoin