Pierre Reid

Reid assure avoir encore le «feu sacré»

La politique provinciale continue d'allumer le député sortant d'Orford, Pierre Reid. Après onze années passées à l'Assemblée nationale à Québec, il assure avoir encore « le feu sacré ».
Âgé de 65 ans et simple député depuis 2006, M. Reid aurait pu décider de ne pas participer à la campagne électorale qui débute au Québec. Mais cette idée ne l'attirait vraisemblablement pas beaucoup.
« Avant chaque élection, il faut évaluer si on veut continuer ou pas, affirme-t-il. Je n'ai pas eu à réfléchir longtemps avant de décider de me représenter pour une cinquième fois. Ce qui me motive, c'est d'être au service des gens et sentir que la population a besoin de moi. »
Et, quand on lui demande s'il aimerait réintégrer le conseil des ministres, il répond prudemment. « Ce genre de chose appartient au chef du parti. C'est lui qui choisit. De toute façon, il est possible d'avoir une action extrêmement importante sans être ministre », soutient-il, en donnant comme exemple sa participation à la commission spéciale sur le droit de mourir dans la dignité.
Selon Pierre Reid, le « choix qui s'offre aux électeurs n'a jamais été aussi clair ». Il affirme que le Parti libéral du Québec (PLQ) veut une « économie qui fonctionne », un système de santé efficace et des écoles de qualité. Mais il croit que le Parti québécois a d'autres priorités, notamment l'organisation d'un nouveau référendum et des coupes en santé ainsi qu'en éducation.
M. Reid insiste sur l'importance de posséder une économie provinciale forte. « Ça prend une économie qui marche pour avoir des services de qualité », estime-t-il.
À Magog, les dernières années ont été décevantes pour plusieurs sur le plan économique. Le député sortant a toutefois l'impression que l'économie magogoise a commencé à remonter la pente.
« Du côté de l'emploi entre autres, il ne faut pas penser que c'est stagnant à Magog. Il y a eu des difficultés et j'ai l'impression qu'on s'est trouvé. »