Régime de retraite: Victo obtient des concessions de ses syndiqués

La Ville de Victoriaville est devenue, mercredi, l'une des premières municipalités à régler l'épineux dossier de son régime de retraite. L'employeur a été en mesure d'obtenir d'importantes concessions afin de rendre le programme « viable ».
Ainsi, les syndiqués ont accepté de mettre de côté certains de leurs acquis. La rente sera dorénavant calculée sur les quatre dernières années de salaire au lieu de trois; la rente du conjoint survivant sera limitée aux dix ans suivant la retraite, elle était auparavant à vie; l'âge de la retraite passera de 55 à 58 ans et la pénalité pour la retraite hâtive doublera, passant de 3 % à 6 % par année.
Le directeur des ressources humaines de la Ville, Jean Mercier, estime à 3,1 millions $ les économies réalisées par ces nouvelles concessions, ce qui porte le déficit actuariel du régime à 10,4 millions $. C'est la moitié de ce qui était prévu avant que Victoriaville ne s'attaque au problème en 2012. Les syndiqués avaient effectivement fait plusieurs compromis à cette époque en lien avec le futur.
Mercredi, on s'est attaqué au passé.
« Nous devenons l'une des premières municipalités à régler le dossier et mon téléphone n'a pas arrêté de sonner depuis l'annonce, mes homologues veulent savoir comment on s'y est pris », affirme fièrement M. Mercier.
Ce sont les contribuables qui épongeront le déficit restant de 10,4 millions $ au cours des prochaines années. On ne s'attend toutefois pas à ce que le régime, dans sa forme actuelle, soit à l'origine de nouveaux déficits. En ce qui concerne le directeur, ce tour de force a été rendu possible surtout grâce à la lucidité du comité de négociation.
« Les travailleurs étaient sensibles à l'importance du déficit actuariel et ils étaient déterminés à assurer la pérennité de leur régime. Ils ont tout de suite accepté de travailler avec nous pour trouver les mesures équitables. Ils ne sont pas tous satisfaits, mais au moins 80 % d'entre eux le sont. Ils sont conscients qu'ils demeurent des privilégiés de notre société », estime M. Mercier.