Record de camions-remorques au Grand Prix de Valcourt

Le Grand Prix de Valcourt (GPV) a battu son record de participation, en recevant 172 camions-remorques transportant au moins un coureur et son équipement. La nouvelle a été confirmée par l'homme derrière le fameux Wayne's Paddock, qui accueille depuis des années les coureurs dès leur arrivée à Valcourt.
« On a battu notre record, qui était de 164 camions-remorques l'an passé. Je suis tellement fier, tu ne peux pas t'imaginer », a confié Wayne Wilkins.
La mauvaise météo n'a pas eu raison non plus des amateurs de motoneige, qui ont été encore nombreux à se présenter durant la fin de semaine. Même si les entrées ne seront comptabilisées que plus tard cette semaine, la directrice générale de l'événement, Marie-Pier Lemay, estime leur nombre à 27 000 visiteurs.
« On vise toujours le 30 000 parce que c'est le record qu'on avait eu il y a deux ans pour notre 30e édition, explique-t-elle. Cette année, je pense qu'on sera autour de 27 000, un peu moins que l'an passé. » En 2013, l'organisation avait accueilli quelque 28 000 visiteurs.
Le freestyle se démarque
Pour le responsable des activités spéciales, Marc-Antoine Lemay, cette 32e édition est un succès.
« Le samedi a été selon moi exceptionnel. La soirée a commencé dès 17 h avec des exhibitions de freestyle snocross et il y avait beaucoup, beaucoup de monde. Les athlètes ont donné un bon spectacle, sans arrêt. La foule était vraiment dedans », a-t-il remarqué.
Pour la première fois, une compétition amicale était organisée entre le Québec et les États-Unis. Les deux Québécois, Pier-Luc Trépanier et Jonathan Belzile, ont dû affronter leurs confrères américains, quelques-uns allant jusqu'à faire des sauts renversés.
« Les Américains ont été hués à quelques reprises, mais quand la foule a vu ce qu'ils étaient capables de faire, elle a arrêté assez rapidement », raconte M. Lemay.
En soirée, Rick Hugues a impressionné les spectateurs par sa générosité. « On a un énorme chapiteau - aussi grand qu'un aréna - et c'était plein à craquer. La soirée a fini passé minuit », décrit Mme Lemay.
Un vendredi tranquille
La tempête de vendredi a évidemment eu des conséquences sur l'achalandage, alors que plusieurs ont boudé la première journée du Grand Prix. Ils étaient peut-être une centaine dans les estrades, estime M. Lemay.
Il faut dire que l'annulation de certaines courses en a sûrement dissuadé quelques-uns.
Les courses d'accélération, prévues en soirée, ainsi que les compétitions sur l'ovale de glace, ont dû être annulées à cause de la mauvaise visibilité. De la neige s'était en plus accumulée sur la piste d'accélération, qui doit être absolument lisse pour être sécuritaire.
C'est la première fois en 32 ans d'histoire que le GPV annulait des courses. Même la tempête de la Saint-Valentin d'il y a sept ans n'avait pas eu un aussi gros impact. « Mais c'était tout tombé un mercredi », rappelle Mme Lemay.
Dans le stationnement, c'était difficile vendredi de trouver des visiteurs venus de l'extérieur. « C'était surtout des gens de la région », confirme M. Lemay.
L'organisation reste néanmoins satisfaite, disant avoir « rattrapé » son vendredi. « Je pense qu'autant les familles que les amateurs de courses que les festivaliers étaient contents de leur fin de semaine », juge Mme Lemay.