Le professeur Vincent Aimez, directeur des partenariats scientifiques du C2MI , a expliqué le projet de centrales thermoélectriques au député Serge Cardin et au vice-recteur aux relations gouvernementales de l'UdeS Alain Webster. Le président de Rackam, Mathieu Chagnon, prenait aussi part à la rencontre au cours de laquelle une aide gouvernementale de 400 000 $ a été annoncée.

Québec investit dans un projet de centrales thermoélectriques

Le gouvernement du Québec investit 400 000 $ dans un projet de démonstration de centrales thermoélectriques. Il s'agit d'un projet global de près de 3 M$, développé par trois partenaires de la région, soit Rackam, l'Université de Sherbrooke et Cascades.
Le député de Sherbrooke Serge Cardin a annoncé l'investissement jeudi au nom de la ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec Élaine Zakaïb.
Grâce au Programme d'appui au développement des secteurs stratégiques et des créneaux d'excellence, les instigateurs du projet pourront mettre au point et offrir une solution technologique propre, durable et rentable qui met de l'avant l'énergie solaire.
Le projet vise trois démonstrations de centrales thermoélectriques et la création de deux solutions combinées potentiellement commercialisables d'ici deux ans. « Rackam fabrique déjà des systèmes d'énergie solaire pour générer de la chaleur industrielle. L'Université y ajoutera une technologie qui permet, par les cellules photovoltaïques, de transformer la lumière solaire en électricité. De cette façon, le nouveau produit émettra à la fois de l'électricité et de la chaleur », explique le professeur Vincent Aimez, directeur des partenariats scientifiques du Centre de Collaboration MiQro Innovation (C2MI).
Le projet est une preuve concrète que l'union fait la force. « Ce projet a un fort effet de levier. Car si l'Université voulait commercialiser les cellules photovoltaïques, il faudrait développer tout le système et on en aurait pour 10 ans. Et si Rackam voulait développer des cellules comme celles de l'Université, il aurait besoin de 20 M$ d'équipement et 15 ans d'expérience pour y arriver. Le fait d'améliorer un produit déjà existant plutôt que de partir de zéro augmente les probabilités de commercialisation de la technologie de l'Université tout en permettant à Rackam d'améliorer son offre de produits », précise M. Aimez.
Pour sa part, Cascades, tout comme l'UdeS, servira de site de tests pour les centrales thermoélectriques.
Mobilisation régionale
« L'annonce d'aujourd'hui prouve clairement la capacité de notre région à se mobiliser, innover et se distinguer dans un créneau d'excellence qui permettra au Québec de devenir un chef de file en matière d'énergie propre », a soutenu le député péquiste Serge Cardin, précisant que ce projet s'inscrit dans le créneau d'excellence de l'Industrie des systèmes électroniques du Québec (CISEQ), autrefois connu sous le nom de Micro TeQ-10.
« Le projet ACCORD, dont nous bénéficions aujourd'hui, transforme profondément Rackam. Il s'agit d'un des moyens de développer une nouvelle génération de capteurs destinés à être utilisés partout dans le monde. Nous sommes très reconnaissants du soutien du gouvernement », a déclaré le président de Rackam, Mathieu Chagnon.
La démarche ACCORD (Action concertée de coopération régionale de développement), créée en 2002, est une mesure gouvernementale qui vise à dynamiser l'économie des régions du Québec.