Hélène Pigot

QS s'engage à injecter 2 G$ en éducation

Si Québec solidaire (QS) prend la tête du gouvernement, le parti s'engage à injecter 650 millions de dollars dans les écoles primaire et secondaire ainsi que 900 M$ dans les universités, et ce, chaque année. Le cadre financier de QS prévoit également l'injection de 500 M$ consacrés à la rénovation des bâtiments du réseau public d'éducation.
«L'éducation c'est important non seulement pour former une main-d'oeuvre qualifiée, mais avant tout pour former des citoyens éclairés et pour favoriser l'épanouissement de chacun, explique la candidate de QS dans Sherbrooke, Hélène Pigot. Actuellement, les trois partis, tout ce qu'il nous propose c'est de couper dans les taxes en faisant croire que les citoyens auraient plus d'argent dans leur poche. La réalité, c'est qu'on sabre dans les infrastructures et les services. Nous, on veut réinjecter de l'argent, entre autres dans l'éducation. C'est un droit d'avoir accès à une éducation gratuite, du primaire à l'université.»
Où Québec Solidaire prévoit-il aller chercher ce 2 G$ supplémentaire? «Selon nos calculs, on est capable d'aller chercher 13 milliards de dollars de nouveaux revenus. Le Québec est la province où les entreprises sont le moins taxées. Par exemple, on pourrait aller chercher beaucoup d'argent si on imposait le capital des banques à 100%, comme pour tout citoyen, alors que celui-ci n'est imposé que de 50%. Il y a également de l'argent à aller chercher dans le bénéfice des entreprises, en contrant l'évasion fiscale ou en ajustant les paliers d'imposition des particuliers.»
Un gouvernement solidaire engagerait 15 000 enseignants à travers le Québec, dont 300 à Sherbrooke, en plus d'accroître le nombre de professionnels non enseignant pour répondre adéquatement aux besoins des élèves.
Par ailleurs, le parti désire revoir le mode de fonctionnement du financement des universités, actuellement financées selon le nombre d'étudiants inscrits. La présence grandissante de l'entreprise privée dans ces institutions publiques est également jugée comme un irritant. «Le gouvernement doit donner des subventions de recherche dans les universités en allant chercher cet argent dans les entreprises privées à la place que ce soit les entreprises qui financent des recherches quand bon leur semble.»