Psychologue de la CSRS arrêté: pas de risque pour le public, assure l'Ordre

L'Ordre des psychologues du Québec assure qu'à la lumière des informations qu'elle possède, il n'y a pas de risque pour la sécurité du public à la suite de l'arrestation puis la mise en accusation de l'un de ses membres à Sherbrooke mardi dernier.
<p>Christine Grou</p>
Le psychologue scolaire Robert Pelletier de la Commisison scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) fait face à deux chefs d'accusation de leurre informatique d'enfant.
L'individu de 50 ans a été remis en liberté après s'être engagé à respecter de sévères conditions dont celle de ne pas occuper d'emploi où il pourrait se trouver en situation de confiance ou d'autorité envers des enfants de moins de 16 ans.
«À la lumière des constats que nous avons faits et des informations recueillies, il n'y a pas de raison de craindre pour la sécurité du public. Il a été suspendu de ses fonctions par la commission scolaire et n'avait pas de pratique privée», soutient la présidente de l'Ordre des psychologues du Québec, Christine Grou.
Cette dernière rappelle que ce type de cas où un psychologue en milieu scolaire est accusé d'une inconduite sexuelle auprès d'enfant est extrêmement rare.
« Je peux vous assurer que ce n'est pas un phénomène fréquent. Les cas révélés par notre jurisprudence disciplinaire se comptent sur les doigts d'une seule main. Ça demeure un cas exceptionnel», assure la présidente de l'Ordre des psychologues du Québec.
Christine Grou soutient que cette affaire est «triste et sombre» pour l'ordre professionnel.
Le psychologue scolaire Robert Pelletier ne possède aucun antécédent disciplinaire sur le plan déontologique.
«Nous avons été rapidement informés de la situation par la commission scolaire et le directeur des poursuites criminelles et pénales avec qui nous avons une entente à ce sujet. Le syndic de l'ordre a rapidement été saisi de l'affaire et il fera enquête en parallèle avec le processus judiciaire à partir de cette information pertinente qui nous a été soumise. S'il y a des éléments suffisants, c'est le conseil de discipline de l'ordre qui devra se pencher sur cette affaire et imposer une peine proportionnelle à la gravité de l'infraction s'il y a lieu. », mentionne Mme Grou.