Projet Kayak : le procès se déroulera au début 2015

Les individus accusés dans le cadre du Procès kayak connaîtront un début d'année fort occupé, alors qu'ils subiront leur procès à compter du 5 janvier 2015.
L'Opération Kayak s'est déroulée le 12 juin 2013 à plusieurs lieux de perquisition en Estrie, dont Sherbrooke, Saint-Denis-de-Brompton, Windsor, Dudswell, Stukely Sud, Sainte-Christine et Canton de Cleveland.
Les mois de janvier et février 2015, soit sept à huit semaines, ont été retenus pour le procès de la quinzaine d'accusés.
Deux des principaux protagonistes allégués dans cette affaire, la présumée tête dirigeante Vincent Boulanger et Danny Barrière tenteront d'ici là d'être remis en liberté.
Le 31 octobre prochain, ils demanderont à la Cour supérieure de revoir la décision de refus d'annuler l'ordonnance de détention prononcée contre eux à la suite de leur enquête sur remise en liberté. Les deux accusés sont détenus depuis juin 2013.
D'ici le début du procès, des requêtes préliminaires au procès seront aussi entendues pour une durée de deux semaines.
Avant que s'enclenche ce procès de longue durée, deux accusés ont choisi de régler leurs comptes avec la justice. Jusqu'à maintenant, huit accusés ont privilégié cette voie de plaider coupable aux accusations portées contre eux.
Représenté par Me Célina Saint-François, Rocco Di Quinzo a plaidé coupable à l'accusation de complot pour trafic de stupéfiants. Son avocate Me Célina Saint-François a demandé la confection d'un rapport présentenciel.
Cette dernière et la procureure aux poursuites criminelles du Bureau de lutte au crime organisé (BLACO) Me Stéphanie Landry ont reporté le dossier au 11 décembre prochain pour les observations sur la peine.
Arrêté dans le cadre de ce projet, Nicolas Drouin a reconnu sa culpabilité aux accusations de complot pour trafic et trafic de stéroïdes. Si la possession de cette substance est légale, la vente par contre est prohibée.
C'est la filature et l'écoute électronique qui ont permis d'étayer la preuve contre Nicolas Drouin.
Ce dernier, qui avait été détenu près de trois semaines au début du projet, a été condamné à payer une amende de 6000 $ dans le cadre d'une probation d'une année. Un montant de 1600 $ a été confisqué de même qu'un véhicule de luxe.
C'est Me Jean Leblanc qui assurait la défense de Nicolas Drouin, alors que Me Karine Guay du BLACO représentait le ministère public.