Priorité-Emploi : candidats et employeurs se rencontrent

Le Centre de foires de Sherbrooke accueillait vendredi les premiers visiteurs au Salon Priorité-Emploi, qui se poursuit samedi de 9h30 à 16h. Plus de 80 exposants de domaines variés étaient fin prêts à accueillir des visiteurs.
Parmi ceux-ci, certains cherchent des candidats bien précis.
C'est le cas notamment de Gesner Blenkhorn, de l'entreprise Structures d'à Côté, qui cherche de futurs employés ayant une formation en génie civil ou en architecture pour occuper des postes en estimation, dans le but de guider l'entreprise dans de possibles exportations aux États-Unis. Si les candidatures recueillies vendredi en début d'après-midi ne correspondaient pas tout à fait à celles recherchées, M. Blenkhorn considérait toutefois que l'expérience - sa toute première au Salon - en valait la peine. «On a eu d'excellents candidats dans les achats, des candidatures exceptionnelles», dit celui qui avait déjà envie d'en rencontrer quelques-uns en entrevue.
Chez SherWeb aussi on recherche un profil en particulier : des administrateurs systèmes. «On cherche des bibittes très rares!» dit en riant la responsable du recrutement Messaouda Benhizia. Ce qui ne rend pas l'entreprise fermée aux autres candidatures. «Les besoins évoluent tellement vite!»
Au kiosque de l'entreprise de vente de cosmétiques Mary Kay, c'est tout le contraire : la compagnie cherche des intéressées, peu importe leur expérience préalable, pour occuper des postes de conseillère beauté. C'est la compagnie qui offre la formation. «La région de Sherbrooke n'est pas vraiment développée au niveau des conseillères Mary Kay, pour nous, il y a beaucoup de potentiel», affirme la directrice Lucie Boislard.
Chercheurs au rendez-vous
Plusieurs finissants au DEP en Opération d'équipements de production étaient au Salon. Leur mission : se trouver un stage de fin d'études. «On ne connaît pas toutes les entreprises qui engagent dans ce secteur», affirme Samuel Champeau, qui a pu rencontrer vendredi quelques entreprises correspondant à ce qu'il cherchait. Lui et son collègue Guillaume Rodrigue-Leblanc remplissaient d'ailleurs une demande d'emploi lors du passage de La Tribune. Le stage de trois semaines qu'ils cherchent est essentiel à l'obtention de leur diplôme... et peut évidemment bien les positionner pour un futur emploi.
Karine Tardif est pour sa part enseignante en sciences dans une école secondaire à Laval. Elle souhaite obtenir un emploi dans la région de Sherbrooke, histoire de se rapprocher de son conjoint. «Je suis contente d'avoir accès aux informations et de voir ce qu'il y a comme offres dans la région», dit-elle.
Evens Dubord travaille dans une manufacture de tapisserie. Comme les affaires vont moins bien ces temps-ci, il se retrouve en arrêt de travail pour une durée indéterminé. «En attendant, je sonde les terrains pour voir s'il y a quelque chose de disponible», dit-il. Celui qui a travaillé pendant les 30 dernières années pour la même compagnie affirme que l'âge ne joue pas en sa faveur. Cependant, il ne désespère pas de trouver un autre emploi qui lui convienne. «J'ai des contacts et j'ai déjà entamé des démarches», dit-il.
Assez d'emploi offerts?
Certaines personnes rencontrées vendredi étaient pour leur part moins enthousiastes envers ce qu'elles observaient au Salon. Selon elles, beaucoup d'entreprises participantes n'ont pas réellement d'emplois à offrir. «Les entreprises viennent ici à cause de l'engouement», affirme un homme qui a préféré ne pas s'identifier. Celui-ci croit que le nombre de chercheurs d'emplois est beaucoup trop élevé comparativement au nombre d'emplois ouverts au Salon, estimant que seulement une infime proportion des visiteurs se trouvent réellement du travail après la visite.
«J'aurais aimé que ce genre de salon soit organisé pour les gens qui ont de la difficulté à trouver un emploi dans leur niveau d'études», renchérit-il.