Jean François Lisée et Pierre Karl Péladeau

PQ: les militants estriens espèrent assister à des débats d'idées

Maintenant que les règles entourant la course à la chefferie sont fixées, les militants péquistes estriens espèrent assister à des débats d'idées et entendre des discussions nourries. Surtout, ils souhaitent éviter les guerres de clan.
<p>Serge Cardin</p>
«J'ai beaucoup aimé la journée. Elle s'est bien déroulée malgré l'importance des décisions à prendre. Maintenant, j'ose espérer que nos candidats vont nourrir cette période-là, que les débats seront sains», soutenait Serge Cardin, ex-député du Parti québécois dans Sherbrooke.
«Si jamais ça ne se déroule pas bien, j'espère que le président d'élection va intervenir rapidement pour éviter tout dérapage», poursuit-il avant d'admettre avoir déjà un préjugé favorable envers un candidat.
Le nouveau président de l'exécutif du PQ dans la circonscription du Haut Saint-François, Guillaume Raymond, tenait le même discours à la sortie de l'événement.
«C'était une super belle journée, on a senti les militants intéressés et désireux de se faire une course à l'image du parti tel qu'ils le voient, avec une perspective de reconstruction.
«Il va y avoir des visions différentes, mais je pense que le débat d'idées est possible, tant que tout se fait de façon respectueuse. Là-dessus, les membres ont été très clairs, on veut un débat d'idées, un débat de fond et non de forme», précisait-il.
<p>Laurent-Paul Maheux</p>
De son côté, le président de l'exécutif du parti dans Sherbrooke de 2002 à 2012, Laurent-Paul Maheux, souhaite que la course à la chefferie se fasse avec nombre raisonnable de candidats. «J'aimerais qu'il n'y ait pas neuf candidats comme en 2005 puisque c'est beaucoup trop de monde», affirme M. Maheux.
Si la course à la chefferie met de l'avant le Parti québécois dans l'actualité, M. Maheux croit tout de même qu'une réflexion profonde est indispensable dans les rangs du parti pour s'assurer d'un nouveau souffle.
«Le PQ ne doit pas se fier uniquement à la course à la chefferie pour avoir un nouveau souffle. Le parti doit se questionner sur ce qu'il doit faire pour rejoindre à nouveau la population. La course va bien sûr amener un pic d'intérêt, mais si on n'a rien d'autre à proposer après, on n'est pas plus avancé.
«L'aspect du chef est très important comme on l'a vu avec madame Marois lors des dernières élections, mais le PQ doit avoir un questionnement qui va beaucoup plus loin que la simple question du chef», conclut M. Maheux.