Porcherie: soupir de soulagement à St-François

C'est avec soulagement que les citoyens contre l'implantation d'une porcherie sur le rang 6, à Saint-François-Xavier-de-Brompton, ont accueilli la décision de la Cour supérieure leur permettant de poursuivre le processus judiciaire.
« Pour la première fois depuis 2012, ce qu'on dit est pris au sérieux. Ce que le jugement vient de dire, c'est que les citoyens ont des droits et c'est ça qui est important », relate l'un des représentants des citoyens, Pierre-Paul Poulin.
Il n'est pas sans souligner le travail de la clinique Juripop. « À l'heure qu'il est, ce qu'on aurait dû investir, c'est 100 000 $ pour avoir le droit d'aller devant le juge. Il n'y a pas un citoyen qui serait en mesure de payer ça », avance-t-il.
Le procès devrait permettre de répondre aux inquiétudes des citoyens, ajoute M. Poulin, notamment concernant le traitement du lisier. « Ce qu'on veut, c'est être rassurés parce que ce qui s'en vient, c'est un bâtiment de 400 par 700 pieds qui va faire du traitement industriel », explique-t-il.
Selon lui, la porcherie de 2340 têtes, un projet de Productions Porcs Plus Inc, devra traiter 66 000 tonnes de lisier par année afin d'en éviter l'épandage. Or, les promoteurs envisagent d'utiliser une technologie qui n'a pas encore fait ses preuves, dénonce M. Poulin.
Ureco, la compagnie avec laquelle Productions Porcs Plus Inc a fait affaire, a d'ailleurs fait faillite à la suite d'une requête déposée par les promoteurs. Étant donné les circonstances, ces derniers doivent refaire leurs devoirs, plaide M. Poulin.
La direction des vents dominants sera aussi discutée en cour, alors que les citoyens contestent la validité de la station météorologique de Brompton.