Polémique sur le soja

Depuis quelques années, lorsque nous pensons à modifier notre alimentation afin qu'elle soit plus santé, nous avons souvent le réflexe d'incorporer les produits du soja à notre panier d'épicerie. Mais faisons-nous vraiment un bon choix en posant ce geste ? Je suis fasciné par l'impact du marketing alimentaire sur notre vie. Dans le cas du soja, cette industrie investit plus de 80 millions de dollars par année (aux Etats-Unis seulement) dans le marketing afin de nous convaincre des bénéfices santé de cet aliment.
Le soja est-il mauvais pour nous ?
À l'origine, en Orient, la fève de soja était utilisée pour préparer les sols lors de la rotation des cultures en raison de sa capacité à fixer le degré de nitrogène dans la terre. Les produits du soja n'étaient alors pas consommés par l'humain, jusqu'à ce que deux techniques d'extraction soient développées : la fermentation et la précipitation.
Les produits fermentés comme le miso et la sauce tamari seraient beaucoup moins dommageables que les produits obtenus par précipitation (lait de soja, tofu, yogourt et fromage de soja).
Les recherches sont nombreuses sur le sujet. Il est de plus en plus évident que les effets négatifs d'une consommation régulière de soja peuvent mener à plusieurs problèmes de santé. La raison principale est que le soja contient des substances néfastes qui affectent le bon fonctionnement de notre organisme.Le soja contient un niveau élevé d'acide phytique, une substance qui bloque entre autres l'assimilation du calcium, du magnésium et du zinc, des minéraux très importants dans le maintien d'une santé optimale. Le calcium est impliqué dans le développement des os et des dents. Le magnésium est nécessaire entre autres pour notre métabolisme et l'efficacité de nos contractions musculaires. Le zinc contribue au développement de notre cerveau, de notre système immunitaire et de notre système nerveux.
Il semblerait que l'acide phytique ne pourrait pas être neutralisé par des méthodes telles que le trempage des fèves, la germination ou encore par un long temps de cuisson. La seule façon de le neutraliser est par une longue fermentation. Ce qui n'est pas le cas dans la préparation du tofu et du lait de soja. Il est à noter que la fève de soja contient le plus haut taux d'acide phytique, en comparaison avec les autres légumineuses.
Le soja inhibe le travail de plusieurs enzymes, entre autres celui de la trypsine, une enzyme responsable de la digestion. Ces inhibiteurs peuvent produire de sérieux problèmes de digestion, une déficience en certains acides aminés, un grossissement du pancréas (études sur les animaux) et même causer le cancer à long terme. Apparemment, la cuisson du soja ne permettrait pas de désactiver cet effet.
Les phytoestrogènes présents dans le soja sont aussi un autre problème à considérer. Ces substances perturbent le fonctionnement de notre système endocrinien (un système hormonal), ce qui peut causer des problèmes de fertilité et favoriser la présence du cancer du sein chez les femmes. Un excès d'oestrogènes dans notre organisme affecte aussi le bon fonctionnement de notre glande thyroïde, ce qui peut être lourd de conséquences, car notre glande thyroïde est une glande maîtresse impliquée dans plusieurs processus physiologiques. Elle règle aussi notre métabolisme de base.
Plusieurs recherches ont démontré les effets nocifs du soja sur notre santé. On ne peut le nier. Toutefois, je suis conscient que je risque de choquer plus d'un lecteur avec ces propos. Ce ne sera pas la première fois ! L'objectif de mes chroniques est simplement de partager mes constats. Car du fond du coeur, ce que je souhaite pour nous tous, c'est que nous vivions dans un monde sain et harmonieux. Mes propos vont souvent à contre-courant, j'en suis bien conscient. Mais je ne fais pas que rapporter des trucs que je lis ici et là. En fait, je teste tout ce que j'écris. Et je vous encourage à faire de même. Car la vérité sur un sujet n'a pas à nous être dictée par le marketing ou par tel ou tel expert (bien que ça puisse nous guider dans le cas des experts). La vérité, c'est ce qui fonctionne et soutient la vie, notre vie.
Malgré toutes les informations que nous retrouvons sur le web, dans les journaux (incluant ma chronique) et les revues, la meilleure façon de déterminer si un aliment est bon pour nous est de l'essayer et de voir la réaction de notre corps. Flatulences, gonflements, brûlements d'estomac sont autant de facteurs que nous n'avons pas à endurer. Leur présence démontre l'incapacité de notre corps à assimiler l'aliment ingéré. Notre corps est notre meilleur baromètre pour déterminer si un aliment est bon pour nous ou non, que ce soit dans le cas du soja ou d'un autre aliment. Ne reste plus qu'à être à l'écoute de ce dernier pour ensuite prendre action !
Un des chefs de file pour de l'information sur le soja est la fondation Weston A. Price. Vous pouvez consulter une multitude de recherches et d'articles sur leur site web au http://www.westonaprice.org
Dans la prochaine chronique, je poursuivrai sur le sujet en regardant les mythes et réalités qui entourent le monde du soja.
Bonne semaine,
Vincent