Plus d'étudiants à temps plein, mais moins de revenus à Bishop's

L'Université Bishop's enregistre une hausse de 15 % de ses nouveaux étudiants à temps plein par rapport à l'an passé. Or, Bishop's se retrouve avec 500 000 $ de moins que ce qu'elle avait anticipé.
L'institution est financée en fonction du nombre de crédits pris par les étudiants, et ceux-ci en prennent moins que ce que prévoyait l'institution.
« On se retrouve à être financé sous nos prévisions pour 2015-2016 », commente la vice-principale aux finances et à l'administration, France Gervais.
Bishop's accueille cet automne 840 nouveaux étudiants à temps plein. Il s'agit de sa quatrième cohorte en importance depuis sa fondation, il y a 173 ans.
« On est allé chercher plus d'étudiants qu'on pensait. Par contre, on reçoit une subvention du gouvernement par rapport au nombre de crédits. Les étudiants prennent moins de crédits qu'ils n'en prenaient. »
Les facteurs expliquant pourquoi les étudiants prennent moins de crédits sont multiples, commente Mme Gervais.
« On a environ 65 % des étudiants qui ont accès aux bourses et à l'aide financière. Ce sont des étudiants qui travaillent à temps partiel », énumère-t-elle en soulignant que certains membres d'équipes sportives vont aussi faire le choix d'étirer leurs études. « On travaille fort à identifier le pourquoi. »
« Ça demeure une bonne nouvelle. On s'est comparé et dans certaines universités, c'est à la baisse. »
Selon le directeur de l'effectif étudiant de Bishop's, Dan Seneker, les inscriptions d'étudiants à temps plein à l'Université sont en hausse dans la plupart des régions géographiques (Colombie-Britannique, États-Unis, France, etc.), mais plus particulièrement au Québec et en Ontario, où la hausse est de 26,8 % et 8,7 %. 
Par ailleurs, à la suite du dépôt de son dernier budget déficitaire, Bishop's n'a pas pu toucher à une subvention conditionnelle, d'un peu plus de deux millions $ pour 2014-2015. 
L'institution anglophone ne pourra pas y avoir droit tant qu'elle n'aura pas déposé un plan de redressement lui permettant d'atteindre l'équilibre budgétaire d'ici cinq ans. 
Bishop's plaide qu'elle est sous-financée, notamment en raison de sa petite taille. « On continue de débattre de notre sous-financement. C'est toujours en pourparlers. » 
Bishop's n'a encore atteint sa capacité maximale de recrutement, mais pourrait l'atteindre rapidement. « On est en train de travailler quel serait le chiffre optimal. « On sait que la croissance va venir par les étudiants internationaux. » 
L'inscription d'étudiants à temps plein à l'Université Bishop's s'est également accrue de 2,1 % entre l'automne 2014 et l'automne 2015. Actuellement, Bishop's compte 2371 étudiants équivalents temps plein, ce qui regroupe les inscriptions globales (temps plein et temps partiel). 
Bishop's a lancé sa campagne #BleedPurple afin d'attirer de nouveaux étudiants à l'automne 2016. 
De leur côté, les universités anglophones Concordia et McGill ont connu une augmentation de leurs étudiants à temps plein. Le nombre est passé de 36 720 à 38 014 à Concordia entre l'automne 2014 et l'automne 2015. Le nombre d'étudiants à temps plein est passé de 32 350 en 2014 à McGill à 32 603 à l'automne 2015.