Plus de plaintes, plus de graffitis? Pas sûr!

La présidente du comté tags et graffitis à la Ville de Sherbrooke ne voit pas négativement la hausse des plaintes en la matière en 2013.
La Tribune révélait la semaine dernière que le nombre de plaintes de méfait en lien avec les tags et graffitis avait plus que triplé entre 2012 et 2013, passant à 171 dossiers au cours de la dernière année.
« Qu'est-ce qui serait arrivé si le comité de prévention n'avait pas été mis en place? Je ne crois pas que le nombre de graffitis soit vraiment plus important, mais les gens y sont peut-être plus sensibilisés et dénoncent davantage ce type de méfait », croit la présidente du comité tags et graffitis à la Ville de Sherbrooke, Chantal L'Espérance.
Elle mentionne que la tenue des Jeux du Canada a aussi incité les autorités municipales à faire un nettoyage des murs de la ville.
« Ce nettoyage systématique a certainement contribué à faire augmenter le nombre de plaintes. Nous invitons aussi davantage les citoyens à dénoncer ce type de méfait. Nous allons d'ailleurs élaborer un plan de communication à ce sujet au cours de la prochaine année », mentionne la conseillère municipale.
Chantal L'Espérance rappelle que le comité tags et graffitis travaille en prévention.
« Nous devons travailler en collaboration avec le Service de police de Sherbrooke qui agit en répression. Des fois, il s'agit de seulement deux ou trois personnes qui font des tags pour en mettre sur beaucoup de murs à Sherbrooke », constate la présidente du comité tags et graffitis.
La présidente soutient que cette hausse des plaintes sera abordée lors de la prochaine réunion.
« En fait, le nouveau comité ne s'est pas rencontré depuis les dernières élections. Nous devrions nous rencontrer au cours des prochaines semaines », assure Chantal L'Espérance.
La conseillère municipale rappelle qu'une quinzaine de murs sont ouverts aux graffiteurs pour des oeuvres temporaires.
« Le seul endroit où nous avons laissé les graffitis, c'est sur le mur de l'échangeur Grandes-Fourches et Frontenac. Ces murs sont utilisés et appréciés par les graffiteurs », assure la présidente du comité tags et graffitis à la Ville de Sherbrooke.