Plein air : découvrir un nouveau monde

J'ai découvert un nouveau monde. Un monde à la fois mystérieux et fascinant; un monde excitant mais tout aussi relaxant. Ce monde, c'est celui de la plongée sous-marine.
Cette première incursion dans l'envoutant univers marin, je l'ai vécue au lac Memphrémagog en compagnie du très sympathique Denis Mongeau, de Plongée Magog. Passionné de plongée depuis 30 ans, M. Mongeau offre tous les cours nécessaires pour qu'une personne puisse devenir un véritable homme-grenouille, accréditation en main.
 Mais avant cela, il propose également une initiation, question de donner la piqûre. Voici le récit de cette expérience...
L'aventure commence par une formation théorique d'environ une heure permettant d'apprendre les rudiments de ce sport. Signes entre plongeurs, régulation de la pression d'air dans les oreilles, respiration, etc.
Une fois les éléments techniques bien assimilés, il est temps d'enfiler le - oh combien non flatteur - wetsuit. Corps, pieds, tête, il ne reste que les mains qui ne sont pas recouvertes par plusieurs millimètres de néoprène pour nous garder bien au chaud malgré la profondeur. Allez hop! Direction le bateau pour filer sur l'eau et atteindre une minuscule île.  
L'eau étant peu profonde à cet endroit (environ quatre pieds), c'est la place idéale pour mettre à profit ses nouvelles connaissances. On se lance alors à l'eau avec le guide afin de réaliser quelques exercices liés à la respiration.
C'est également à ce moment que M. Mongeau attache des poids de plomb à nos chevilles et à notre veste. Ceux-ci permettent de contrecarrer l'effet naturel de flottaison du corps. Si cela vous semble inquiétant, rassurez-vous puisque la veste vient balancer cet effet; elle se gonfle d'air et se dégonfle grâce à un bouton. Ces deux éléments combinés permettent aux nageurs de se maintenir à la profondeur désirée.
Vient enfin le moment tant attendu: une véritable plongée d'une trentaine de minutes. Une main sur le bras de l'expert (position que l'on conserve tout au long de l'initiation afin d'être dirigé), on descend tranquillement en longeant le fond du lac tout en veillant à rétablir la pression d'air dans nos oreilles.
Pour ce faire, c'est assez simple: le nez pincé, on expire en gardant la bouche fermée. Rapidement, on retrouve le confort et on poursuit l'exploration.   
Après quelques minutes de nage, M. Mongeau nous dirige vers la carcasse d'une jeep, à la flotte depuis bon nombre d'années. C'est à cet endroit, exactement où l'on retrouve les vestiges du volant, que l'on aperçoit des dizaines et des dizaines de poissons. On se retrouve littéralement à nager avec eux, ceux-ci n'ayant pas peur de nous. En agitant un peu les doigts, on peut même les attirer à nous. Un moment magique.
Quelques coups de palme plus loin, on découvre de très belles formations rocheuses. Par moment, M. Mongeau soulève des roches pour nous montrer de petits crustacés bien cachés. On traverse une « forêt » de plantes aquatiques - elles ne méritent pas le nom à connotation négative « d'algues » - pour finalement remonter à la surface avec un immense sourire et la trace du masque d'étampée dans le front.
« On sous-estime souvent les attraits de la plongée au Québec. C'est sûr que dans le Sud, on retrouve plein de poissons très colorés, mais il y a de très belles découvertes à faire dans les lacs d'ici. C'est souvent plus clair qu'on le croit. Par exemple, le lac Memphrémagog est constitué de formations rocheuses très intéressantes et d'une vie sous-marine diversifiée. Ça vaut la peine d'explorer », m'avait dit M. Mongeau au début de la journée.
Et il avait raison. Ne serait-ce que pour le sentiment de relaxation que procure la plongée sous-marine, ça vaut la peine d'essayer. Dans un silence total et envoutant, tout ce qui nous préoccupe est le bruit de notre respiration. Et puis on ouvre les yeux et on profite de ce rare contact avec la faune et la flore marine.
Où signe-t-on pour la formation de niveau 1?