Plastimum veut recycler les pancartes

Avis aux organisations politiques en campagne électorale : les pancartes accrochées aux poteaux peuvent être recyclées en totalité. Il suffit de les diriger vers l'entreprise Plastimum, dans le parc industriel de Sherbrooke.
« Nous lançons l'idée. Nous sommes capables de recycler toutes les pancartes qui nous seront apportées », affirme Pierre Morency, qui donne un coup de main à Plastimum au chapitre du développement stratégique.
« C'est un geste concret pour l'environnement. Au lieu d'envoyer les pancartes dans les sites d'enfouissement après l'élection. Nous invitons les partis à faire leur part. »
Les panneaux qui seront amenés à l'entreprise du boulevard Industriel seront déchiquetés pour être ensuite transformés, poursuit M. Morency, environnementaliste bien connu dans la région. Les résines seront vendues à des entreprises utilisant le plastique.
Le coroplaste n'est pas une matière facile à travailler, il en convient. «Mais nous sommes prêts à prendre toutes les pancartes, pas seulement de la région proche», dit-il.
«À l'échelle de la province, ce sont des dizaines de milliers de panneaux qui sont utilisés. Il faut tout faire pour éviter que ça s'en aille au site d'enfouissement. J'ai déjà vu des pancartes par palette être livrées au site d'enfouissement », se désole-t-il.«On demande des efforts de recyclage à la population. Les partis politiques devraient faire de même.»
La chicane entre la Coalition avenir Québec et le Parti québécois dans Arthabaska depuis le début de la campagne électorale concernant la possibilité de recycler les pancartes que l'on retrouve par milliers sur les poteaux a fait réagir M. Morency.
Les affiches qui sont placées dans le bac de récupération dans la circonscription d'Arthabaska seront donc envoyées vers l'enfouissement. Dans certains cas, on les récupérera afin de les envoyer dans les écoles et centres de la petite enfance. Force est d'admettre toutefois que, vu le nombre important d'élections au cours des dernières années, la demande est plutôt faible.
Avec les élections qui se succèdent, autant au municipal, au provincial et éventuellement au fédéral, il serait bon de pouvoir les recycler, ajoute Manon Tremblay , présidente de Plastimum. «Quand je vois toutes pancartes utilisées, je me dis que ça ne se peut pas qu'elles vont être jetées. Ces pancartes se recyclent, car nous en avons récupérées dans le passé», assure-t-elle.
«Elles vont être transformées et la résine recyclée va être vendue à nos clients du Québec.»
Plastimum a vu le jour il y a environ trois ans et donne du travail à une vingtaine de personnes.