Les gens de la firme Laser-Quantum travaillent sur leurs installations au lac des Nations, en vue des représentations de leur théâtre d'eau à Sherbrooke, qui se dérouleront du 17 au 20 juillet.

Place au théâtre d'eau sur le lac des Nations

Après des collaborations avec le spectacle de Céline Dion à Las Vegas et le Cirque du Soleil ainsi que de nombreuses prestations à l'international, l'entreprise québécoise Laser-Quantum offrira une première représentation de son théâtre d'eau à Sherbrooke.
<p>Jean-Philippe Jouy</p>
De jeudi à dimanche, à 21 h 30, les gens réunis au parc Jacques-Cartier dans le cadre de la Fête du lac des Nations auront l'occasion d'assister à du théâtre d'eau, un concept original mis de l'avant par Laser-Quantum, qui se spécialise dans les effets spéciaux aquatiques. Jets d'eau, projection vidéo, lasers et musique se côtoieront dans un spectacle sur le thème de l'évolution de la vie.
« Le but, c'est d'utiliser l'eau pour raconter une histoire et faire rêver les gens », résume Jean-Philippe Jouy, président et directeur de la firme. Cette histoire, ils sont près de 300 000 à l'avoir observée se dérouler à travers le Canada.
L'ambiance d'une représentation de théâtre d'eau diffère de celle d'un feu d'artifice, explique M. Jouy, puisque son bon visionnement nécessite une proximité entre l'auditoire et la projection. « C'est rassembleur, soutient-il. Ce que j'aime beaucoup du site du lac des Nations, c'est tout ce qui concerne les berges accessibles, ce qui rend le site parfait. Lorsqu'il y a trop d'arbres, ça devient impossible. » Les côtes aux abords du lac se transformeront ainsi en gradins naturels le temps d'une semaine.
La beauté par-dessus tout
Aucune narration ne sera entendue durant ce spectacle, une décision motivée par l'idée de valoriser l'esthétique avant l'histoire. M. Jouy estime que les spectateurs auront tout le loisir d'interpréter à leur guise la symbolique du spectacle, qui retracera la ligne du temps d'une cellule jusqu'à l'ère industrielle. Une chose est certaine, les représentations promettent des moments hauts en couleur.
« À un moment dans le spectacle, nous avons 20 000 litres d'eau qui flottent dans les airs, on a une génératrice à nous seuls et de ce que j'ai entendu, nous consommons cinq fois ce que consomme la grande scène. »
À ceux qui craindraient que la pluie affecte qualité du spectacle ou cause carrément son annulation, M. Jouy répond que le seul inconvénient est une légère perte de qualité au chapitre de la projection vidéo, mais que la différence demeure presque imperceptible.
Si l'occasion se présente, M. Jouy n'exclut pas l'idée de revenir au lac des Nations, peut-être davantage sur la rive près de l'hôtel Times, pour présenter un spectacle d'encore plus grande envergure.