Gaston Stratford et Philippe Girard

Philippe Girard à la défense d'Hydro-Sherbrooke

S'il est élu, le candidat de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans Sherbrooke, Philippe Girard, entend utiliser tout son poids de député pour « faire virer de bord » la décision de la Régie de l'énergie autorisant Hydro-Québec à modifier sa structure tarifaire à l'endroit d'Hyro-Sherbrooke. L'effet est de « pénaliser doublement » les Sherbrookois en matière de tarifs d'électricité et qui risque d'avoir un impact sur leur compte de taxes.« Je renverrais Hydro-Québec faire ses devoirs. Ça s'est déjà vu des décisions prises par Hydro-Québec qui n'étaient pas acceptables et que le gouvernement a forcé de modifier », a clamé en point de presse hier midi M. Girard, déplorant cette « grave injustice qui représente un manque à gagner de plusieurs millions $ » pour la Ville de Sherbrooke.
Or, il s'est montré particulièrement déterminé à se battre dans ce dossier dans le cadre de la présente campagne et « à intervenir auprès des instances compétentes », pour éviter aux Sherbrookois de voir s'alourdir encore davantage leur compte de taxes. « Déjà, une hausse des tarifs d'électricité de 2,2 pour cent aurait bien suffisante. Mais là, à 4,3 pour cent c'est injustifiable et en plus, Sherbrooke paie en double, tout ça pour financer l'éolien », a aussi déploré le candidat caquiste dans Sherbrooke.
M. Girard était accompagné de son collègue Gaston Stratford, dans Saint-François, qui a pour sa part rappelé l'avantage marqué de la région sherbrookoise en regard du pôle universitaire, dont il a été un témoin de la mise en place du temps qu'il était au rectorat de l'Université de Sherbrooke. Sans nommer un projet précis, il a néanmoins assuré qu'en raison de ses « compétences, connaissances et intégrité », il est le mieux placé pour être le porteur des dossiers d'innovation. « Toute ma carrière m'a préparé à jouer ce rôle », a-t-il émis en substance, signalant que comme l'a montré son chef lors de sa visite chez 3IT lundi, la CAQ mise particulièrement sur l'économie du savoir pour développer le Québec.