La directrice générale d'Action toxicomanie Julie Berger et le président d'honneur de sa campagne de nutrition sportive, Bruny Surin.

Performance sportive: Bruny Surin contre l'usage de drogues

Devant l'augmentation du nombre d'interventions concernant l'usage de drogues en lien avec la performance sportive, Action toxicomanie a pris le taureau par les cornes et mis de l'avant une campagne de sensibilisation sur la nutrition sportive.
«Il y a de plus en plus de demandes de consultation pour des produits comme les stéroïdes. Ce n'est pas un fléau, mais ce n'est pas quelque chose qui est souhaitable, puisque ça a sa part d'effets nocifs pour la santé », a indiqué la directrice générale de l'organisme, Julie Berger. 
Afin de faire entendre son message, Action toxicomanie a fait appel à l'ancien champion olympique Bruny Surin. Sensible à la cause, ce dernier n'a pas hésité à se faire tirer le portrait et à injecter fonds et jus de bras dans l'aventure. Il faut dire que l'athlète a été souvent confronté à des « tricheurs » au cours de sa carrière de 18 ans.
« Il y a beaucoup d'athlètes qui veulent atteindre les plus hautes marches, mais ils se font dire que ce n'est pas possible. Il y en a d'autres qui voient leurs idoles tricher. J'ai vécu ça. Je me disais que ce n'était pas juste, mais je n'ai jamais touché à ça. Je visais la deuxième ou la troisième place », a-t-il raconté.
Selon le sprinter, il y a encore trop d'athlètes qui utilisent les drogues aujourd'hui afin de tirer leur épingle du jeu dans leur sport et selon lui, cette campagne de sensibilisation arrive à point.
« J'ai sauté sur l'occasion. Moi aussi je veux m'impliquer et je ferai la distribution de dépliants informatifs dans les écoles. Ça ne vaut pas la peine de toucher à ça. Ceux qui le font, tôt ou tard, ils paient le prix », a-t-il ajouté.
Pas que les stéroïdes
La campagne de sensibilisation concerne certes les drogues et autres produits illégaux, mais on s'attaque également suppléments alimentaires, aux boissons énergisantes et analgésiques utilisés dans un but de hausser les performances sportives ou de perdre du poids.
« Il y a des produits que ne sont pas nécessairement néfastes pour la santé en soi, mais qui le sont dans la façon de les consommer », a indiqué Julie Berger.
Si la campagne est de portée régionale a priori et qu'elle concerne principalement les écoles et organismes du Centre-du-Québec, elle n'est pas sans rappeler celle concernant les boissons énergisantes qui a été reprise dans l'ensemble de la Belle province.