Patricia Tremblay

Patricia Tremblay veut un meilleur accès aux médecins

Oeuvrant elle-même dans le réseau de la santé, la candidate de Québec solidaire dans la circonscription d'Orford, Patricia Tremblay, sait fort bien qu'il est souvent difficile d'avoir accès à un médecin de famille au Québec. Et la situation n'est pas différente dans le secteur de Magog.
«Il manque de médecins de famille dans la région de Magog, déclare Mme Tremblay, enseignante en soins infirmiers au Cégep de Sherbrooke. Je le sais à cause des commentaires de patients que je rencontre. Plusieurs n'en ont pas.»
La candidate de Québec solidaire juge la situation regrettable. «C'est malheureux, car ce professionnel de la santé peut faire de la prévention et retarder l'entrée des personnes dans le système de santé», explique-t-elle.
Récemment, on apprenait toutefois qu'au moins quatre nouveaux médecins de famille commenceront bientôt à pratiquer dans la région de Memphrémagog. «Je ne sais pas combien il en manque en réalité. Mais quatre nouveaux, c'est déjà une très belle nouvelle!»
Par ailleurs, Patricia Tremblay déplore la promesse du Parti libéral du Québec et d'un de ses candidats-vedettes, le docteur Gaétan Barette, de créer des super-cliniques. «En région, ce n'est pas ce dont on a besoin pour améliorer la situation», soutient-elle.
Au diapason avec son parti, Mme Tremblay affirme qu'il serait préférable de miser sur les CLSC si on désire faciliter l'accès du public aux médecins. «Je préfère ça à la création d'une nouvelle structure. À l'heure actuelle, on ne fait pas une utilisation optimale des CLSC, qui devaient être la porte d'entrée du système de santé à l'origine», remarque-t-elle.
Le travail et la campagne
Patricia Tremblay ne le cache pas, elle n'est pas aussi présente qu'elle le voudrait sur le terrain dans le cadre de la campagne électorale. Contrairement à une large part des candidats, elle continue à travailler en parallèle.
«J'essaie de faire campagne du mieux que je peux tout en travaillant. Chez Québec solidaire, on est un bon nombre dans cette situation. Ce n'est pas l'idéal, c'est certain.»
Elle souligne que, même si elle l'avait voulu, il aurait été difficile pour elle de prendre congé pour toute la durée de la campagne. «J'ai des élèves en stage et ça fait des mois que c'était planifié», souligne-t-elle.
Dans la foulée, elle plaide en faveur des élections à date fixe. «Ce serait plus facile pour des gens comme moi de s'organiser en vue des campagnes électorales si les élections étaient toujours au même moment», note-t-elle.