Parcs nature: les liens cyclables au centre des discussions

La première consultation publique de Destination Sherbrooke sur son projet de parcs nature n'a pas attiré les foules, mardi à la base plein air André-Nadeau, mais elle a à tout le moins permis de cibler quelques orientations de développement. Les interventions de la poignée de citoyens visaient toutefois davantage la planification urbaine en matière de réseaux cyclables que les zones récréotouristiques à mettre en valeur.
Le réseau a pour objectif de créer des liens entre les milieux naturels sous l'égide de Destination Sherbrooke. En consultant les citoyens, on cherchait notamment à voir comment mettre en valeur des attraits comme le bois Beckett, le lac des Nations, le mont Bellevue ou le parc de la Rive. « L'objectif est de faire vivre des expériences liées au plein air urbain dans un cadre distinctif, original et audacieux », a rappelé Jean-François Ouellet, directeur du développement et de l'innovation à Destination Sherbrooke.
La conseillère Christine Ouellet a dans un premier temps souligné l'importance de l'exercice, qui deviendra « un outil pour nous les décideurs quand il sera question de structurer la ville ».
Elle a par ailleurs insisté sur l'objectif récréotouristique de la démarche, qui vise ultimement à attirer les touristes dans les milieux naturels sherbrookois. « Il faut que ces zones soient d'abord accessibles et utilisables par les citoyens. Il faut réfléchir le développement en fonction de l'accessibilité. Si les Sherbrookois s'approprient le projet, ils seront les meilleurs ambassadeurs. Il faut aussi que ce soit facile de profiter des lieux de façon spontanée. »
Le promoteur Luc Élias a renchéri en souhaitant le développement d'un lien cyclable praticable en toute saison. « Il serait intéressant de travailler en parallèle avec les promoteurs pour intégrer des liens cyclables dans les nouveaux quartiers. » Une proposition qui a été chaudement accueillie par les conseillères Christine Ouellet et Diane Délisle.
Une citoyenne a cité la Hollande et la Belgique, où des réseaux cyclables utilitaires traversent les pays de bout en bout. « À chaque coin de rue, là-bas, il y a des indications discrètes pour nous orienter. Pas besoin de transporter une carte routière. Il serait extraordinaire de relier les parcs nature avec une signalisation discrète du même type. »
Une autre a souligné le potentiel de la gorge de la rivière Magog, où le lien piétonnier avec le lac des Nations est mal signalisé. Elle souhaite de plus une continuité des sentiers jusqu'à l'intersection des rivières Magog et Saint-François. Elle n'a par ailleurs pas manqué de souligner qu'il était nécessaire d'entretenir les infrastructures existantes, comme les pistes cyclables cabossées.