Opération «récif» : le revendeur Bruno Dubois écope 36 mois

L'un des fournisseurs du réseau qui alimentait la cellule de Magog démantelée dans le cadre du projet «Récif» a réglé, vendredi, ses comptes avec la justice.
Détenu depuis la frappe de novembre 2012, Bruno Dubois restera encore près de 20 mois derrière les barreaux.
L'homme de 29 ans a reconnu sa culpabilité à des accusations de complot pour trafic de stupéfiants entre mai et novembre 2012, trafic de stupéfiants durant la même période ainsi que possession en vue de trafic.
Dubois a reconnu avoir fait le trafic de méthamphétamine et de cocaïne. L'accusé alimentait le responsable d'une cellule de huit vendeurs de stupéfiants dans le secteur de Magog.
Bruno Dubois a été piégé notamment par l'écoute électronique.
Dubois avait une cause pendante en lien avec les stupéfiants. Lors d'une perquisition à son domicile en décembre 2011, les policiers avaient découvert plusieurs substances dont de la marijuana, de l'huile de cannabis, de la résine de cannabis, de la cocaïne, des comprimés de méthamphétamine ainsi que des fioles de GHB.
Les discussions entre son avocat Me Jocelyn Grenon et la procureure aux poursuites criminelles Me Karine Guay dans le cadre d'une conférence de facilitation avec le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec ont permis d'en arriver à une entente. La nature des stupéfiants, le rôle qu'il jouait dans l'organisation et sa cause pendante ont tous été des facteurs pris en considération dans la peine de 36 mois qui lui a été imposée.
L'opération «récif» qui avait mobilisé plus de 200 policiers le 14 novembre 2012 avait permis d'arrêter 29 personnes. Cette opération visait à démanteler des cellules de revendeurs de cocaïne qui se divisaient le territoire estrien entre autres à Magog, Sherbrooke, Austin, Lawrenceville et Ayer's Cliff.
Lors des 22 perquisitions, un montant de 36 500 $ a été saisi de même que 21 armes et une imitation d'arme. C'est plus de trois livres de cannabis, 240 grammes de cocaïne, 3,5 grammes de crack et 470 comprimés qui ont été saisis.
Ce projet du module d'enquête régionale de l'Estrie a permis de saisir trois véhicules comme biens infractionnels.
Des cigarettes de contrebande, du matériel informatique contenant des listes de clients ou de comptabilité, de même que divers articles servant au trafic dont des balances ont été saisies.
Plusieurs des accusés reviendront devant le tribunal le 21 mai prochain et ils pourraient régler leurs comptes avec la justice à ce moment.