Opération kayak : un premier accusé règle ses comptes

Pendant que trois accusés arrêtés dans le cadre de l'opération « kayak » tentent de reprendre leur liberté, Patrick Tremblay a choisi de régler ses comptes avec la justice.
Faisant partie des neuf individus détenus depuis le début des procédures, Tremblay a été condamné hier au palais de justice de Sherbrooke à passer deux ans supplémentaires derrière les barreaux.
Devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec, l'individu a reconnu sa culpabilité à deux accusations de complot pour production de cannabis entre mars 2012 et juin 2013, puis de production de plus de 500 plants de cannabis entre janvier 2009 et juin 2013.
La procureure aux poursuites criminelles du bureau de lutte au crime organisé (BLACO) Me Stéphanie Landry et l'avocate de la défense Me Célina Saint-François se sont entendues pour que la détention provisoire purgée par Tremblay soit comptabilisée en temps et demi étant donné ses conditions de détention plus difficiles.
Patrick Tremblay était associé à une serre de production de plus de 800 boutures de cannabis. Lors de la perquisition, 5570 $ avaient été trouvés dans le plafond de sa résidence de même que quatre cellulaires.
Il avait été condamné à 15 mois de prison dans la collectivité en 2003 pour une affaire de possession de cannabis dans le but de trafic.
« Vous n'avez pas su saisir l'opportunité que le tribunal vous avait laissée lors de l'imposition de cette peine dans la collectivité », lui a dit le juge au moment d'imposer la peine totale de 42 mois de détention.
L'opération « kayak » s'est déroulée le 12 juin 2013 à plusieurs lieux de perquisition en Estrie, dont Sherbrooke, Saint-Denis-de-Brompton, Windsor, Dudswell, Stukely Sud, Sainte-Christine et dans le Canton de Cleveland.
Les 24 coaccusés revenaient hier devant le tribunal. Sauf pour Patrick Tremblay qui a réglé son dossier, les accusés ont opté pour un procès devant juge seul. La date du procès devrait être fixée demain.
D'ici là, Dany Barrière, Vincent Boulanger et Yan Chabot tentent de reprendre leur liberté. Leurs avocats Me Michel Dussault et Me Mylène Lareau tentent de convaincre le juge de réviser leur cautionnement.
Plus de 235 policiers de la Sûreté du Québec, du Service de police de Sherbrooke, de la Régie de police Memphrémagog, de la Gendarmerie royale du Canada ainsi que des corps de police de Granby et Bromont avaient participé à cette frappe policière.