Richard Gamache

Norbertville n'est plus

Il n'est désormais plus possible de trouver le profil de la municipalité de Nortbertville sur le site du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire (MAMROT). Le ministre Laurent Lessard a accepté, il y a quelques semaines, le projet de fusion du village avec sa voisine: Saint-Norbert-d'Arthabaska.
Dans les faits, les deux conseils continueront de siéger ensemble au cours des deux prochains mois, puis les citoyens de la nouvelle municipalité regroupée de 1129 habitants seront appelés aux urnes, le 3 janvier, afin d'élire un nouveau maire et six conseillers.
Le maire de Norbertville, Richard Gamache, a déjà confirmé qu'il laissait toute la place à son confrère de Saint-Norbert, Ghislain Caouette, à la tête de la nouvelle administration. Quoi qu'il en soit, il est toujours possible que d'autres citoyens manifestent leur intérêt pour la mairie et ils ont jusqu'au 4 décembre pour poser leurs candidatures.
Il a été déterminé, pour la première élection, que deux des six postes de conseillers seraient réservés à des résidents de l'ancienne Norbertville et que les quatre autres seraient de Saint-Norbert. Le maire Gamache espère maintenant que les gens de sa localité lui feront confiance pour les représenter à titre de conseiller.
Une transition sans heurt
Jusqu'à présent, la fusion des deux municipalités se fait sans trop de chaos. Il faut dire que les administrations ont travaillé d'arrache-pied à l'harmonisation des taux de taxation et à la construction de biens communs au cours des dernières années. Depuis un certain temps, les deux conseils municipaux utilisaient d'ailleurs le même bureau érigé dans l'ancien presbytère de Saint-Norbert.
«Nous avons pris soin de préparer nos infrastructures à la fusion. Nous parlons régulièrement et demandons l'avis de notre voisin avant de prendre une décision. Nous avons également mené plusieurs projets communs», a expliqué M. Gamache.
Le premier réel défi de la fusion réside dans la préparation du premier budget unifié. À titre d'exemple, les deux localités ne voient pas de la même façon les frais de voirie. Plus rurale et plus étendue, Saint-Norbert a de longs chemins à entretenir au cours de la période hivernale pendant que principales artères de Norbertville sont sous la juridiction du ministère des Transports.
Le réseau d'aqueduc du secteur urbain est toutefois plus important et nécessite un investissement supérieur. «Ce n'est pas que l'addition de nos deux budgets; la réponse tardive du ministère quant à l'approbation de la fusion fait en sorte que nous devons procéder rapidement», a ajouté le maire sortant.