Le président de la Fédération de l'industrie manufacturière (FIM) Alain Lampron ainsi que le président de la CSN-Estrie Denis Beaudin se sont rendus hier devant les locaux de Location Fleurimont afin de démontrer leur soutien aux 18 syndiqués de l'endroit. Ceux-ci ont mis en place des moyens de pression pour exprimer leur mécontentement, alors que les négociations concernant leur première convention collective achoppent.

Moyens de pression chez Location Fleurimont

Les membres du syndicat de Location Fleurimont - CSN ont voté à l'unanimité pour la mise en place de moyens de pression excluant la grève, alors que les négociations relatives à la convention collective s'avèrent difficiles.
Comme la grève est exclue des moyens de pression, aucun ralentissement du travail n'aura lieu. Pour l'instant, les 18 travailleurs syndiqués s'en tiennent au port d'un macaron pour exprimer leur mécontentement. «On souhaite grandement que les deux [prochaines] séances de négociations se passent bien», dit Denis Beaudin, président de la CSN-Estrie. Les actions pourraient s'intensifier si la discorde persiste.
Les 18 travailleurs de l'entreprise, une succursale de Lou-Tec, sont syndiqués seulement depuis juin 2013. Ils négocient donc leur première convention collective. «C'est carrément de la base qu'on veut», soutient le président de la Fédération de l'industrie manufacturière (FIM) Alain Lampron. «Ce que [les employés] veulent, c'est l'équité et un certain respect pour les gens qui travaillent.»
Le respect des privilèges reliés à l'ancienneté semble être l'un des sujets qui préoccupent particulièrement les syndiqués.
Denis Beaudin semblait affirmer que la partie patronale ne facilitait pas la tâche aux syndiqués. «À l'heure actuelle, on dirait qu'il veut se débarrasser du syndicat», a-t-il mentionné.
Le mandat de moyens de pression a été confié au comité de négociation dimanche dernier par un vote à scrutin secret. Sept séances de négociation avaient déjà eu lieu entre le syndicat et la partie patronale, dont deux en présence d'un conciliateur du ministère du Travail. Les deux prochaines séances de négociation en présence du conciliateur auront lieu les 11 et 17 mars.
Le président de l'entreprise Marco Fortin n'a pas souhaité commenter le dossier.