Moyens de pression au Manoir St-Jacques

Les employés de la résidence pour personnes aînées Manoir St-Jacques de Princeville, dont la convention collective est échue depuis le mois de juin, ont annoncé qu'ils comptaient entreprendre des moyens de pression afin de se faire respecter par leur employeur.
Selon le conseiller du Syndicat québécois des employés de service (FTQ), Carl Reinhardt, les travailleurs du Manoir St-Jacques reçoivent généralement le salaire minimum ou à peine plus pour leur prestation de service.
« Par exemple, un préposé aux bénéficiaires qui change, lave et prend soin de nos aînés gagne entre 11 $ et 12,60 $ l'heure. C'est bien en deçà de la moyenne. Une travailleuse à l'entretien avec 20 ans de service ne gagne que 11,30 $. »
Selon M. Reinhardt, il est temps que les propriétaires du Manoir reconnaissent le travail de ses employés à sa juste valeur. Afin de faire savoir leur mécontentement, les travailleurs se rendront maintenant au travail en jeans et porteront dès cette semaine, un macaron, de même qu'un bandana, demandant le respect.
« Si, lors de la prochaine rencontre de conciliation avec l'employeur, ce dernier reste inflexible, nous considérerons alors d'autres moyens de pression. Le bien-être des personnes résidentes passe par du personnel heureux et reconnu à sa juste valeur. »