Mort subite d'une épileptique : la coroner émet des recommandations

Le décès d'une jeune femme de Sherbrooke survenu en décembre 2012 et causé par la mort subite et inattendue de l'épileptique a mené à des recommandations de la part de la coroner Nathalie Clément.
Diagnostiquée épileptique en 2005, Malinda-Sue-Ann Buzzell, 23 ans, était enceinte de 16 semaines lors de la crise qui lui a été fatale. Le jour de son décès, la victime avait pris sa médication - qui avait par ailleurs été modifiée le temps de sa grossesse - le matin, mais n'aurait pas pris celle du midi.
C'est lors d'une sieste en après-midi que la jeune femme aurait perdu connaissance, malgré la surveillance effectuée par sa mère. Elle a été conduite au CHUS et son décès a été constaté à 18h30.
La mort subite et inattendue de l'épileptique est présente dans 2 à 18 pour cent de tous les décès chez les épileptiques.
Après une discussion avec la mère de la victime, la coroner a noté qu'elle n'était pas informée des différents risques de décès reliés à l'épilepsie. «Elle craignait que sa fille ne l'ait pas été non plus et supposait que, connaissant la possibilité d'une telle issue, sa fille aurait possiblement pris plus au sérieux sa maladie et adopté des comportements plus sécuritaires.»
Nathalie Clément recommande au Collège des médecins de mieux faire connaître aux médecins la mort subite et inattendue de l'épileptique et d'inciter ceux-ci à en discuter avec les personnes atteintes et leur famille. Le devoir de diffusion de l'information devrait aussi être repris par l'Association québécoise de l'épilepsie et l'Alliance canadienne de l'épilepsie, selon elle.